Coronavirus : Il y aura « des faillites » et « des licenciements dans les mois qui viennent », avertit Bruno Le Maire

EMPLOI Le ministre de l’Economie a indiqué que la situation économique risque d’être difficile dans les prochains mois et encourage le retour à l’activité

20 Minutes avec AFP

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Bruno Le Maire annonce prévient qu'il y aura des licenciements et des faillites dans les prochains mois en France
Bruno Le Maire annonce prévient qu'il y aura des licenciements et des faillites dans les prochains mois en France — Romain GAILLARD-POOL/SIPA

Le dispositif de soutien au chômage partiel avait permis d’éviter des vagues de licenciements. Avec sa fin progressive à partir du mois de juin, la situation risque de changer a averti le ministre de l’Economie et des Finances sur Europe 1 ce vendredi.

« Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent », a déclaré Bruno Le Maire. « Beaucoup de secteurs sont très durement touchés » par la crise et « même si l’économie redémarre, elle ne redémarre pas au même rythme » qu’avant, a-t-il expliqué.

« Il faut encourager à la reprise d’activité »

Dans ce contexte, le gouvernement prévoit de réduire la prise en charge du chômage partiel « de façon à inciter au retour de l’activité puisque c’est ça qui nous permettra au bout du compte de créer des emplois et de créer de la prospérité », a poursuivi le ministre.

« Il faut encourager à la reprise d’activité, ce n’est pas une situation normale d’avoir l’Etat qui prend en charge 100 % des salaires », a-t-il souligné.

8,6 millions de salariés auraient bénéficié du dispositif

Selon une estimation du ministère du Travail, le cumul des demandes d’autorisation de chômage partiel a atteint 12,7 millions depuis le 1er mars, tandis que 8,6 millions de salariés auraient bénéficié du dispositif qui a permis d’éviter une explosion du chômage en France, dont l’économie a été frappée de plein fouet par le coronavirus.

Un déremboursement du chômage partiel se traduira par des licenciements, avait averti mercredi François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), qui demande à l’Etat d’attendre septembre avant toute réduction « sensible » de sa prise en charge.