Coronavirus à Toulouse : Les salariés d'un sous-traitant d'Airbus craignent pour leurs emplois

CRISE Plusieurs salariés de Dercihebourg Aeronautics services ont manifesté mardi à Toulouse et s’opposent à un accord qui pourrait réduire leurs acquis avant un éventuel plan social

B.C. avec AFP

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Au siège de Derichebourg aéronautics dans l'agglomération toulousaine.
Au siège de Derichebourg aéronautics dans l'agglomération toulousaine. — Remy Gabalda / AFP

« Un chantage à l’emploi ». C’est ce qu’ont dénoncé mardi à Toulouse une centaine de salariés de Derichebourg, un sous-traitant aéronautique, en particulier d'Airbus. Avec la crise du coronavirus, ce secteur a été touché de plein fouet et a enregistré une énorme baisse d’activités.

Selon les manifestants, « la direction a annoncé le 6 mai qu’elle envisageait un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi), avec 700 suppressions d’emploi. Et avant cela, un APC (Accord de performance collective) qui supprime des acquis sociaux », a expliqué mardi Boris Escaich, du syndicat UNSA.

L’APC consiste à consentir des efforts, souvent sur les salaires et les acquis, et de réduire ainsi le nombre d’emplois supprimés.

13e mois et primes

« L’inquiétude est énorme, et la colère monte, le groupe Derichebourg, c’est 2,7 milliards de chiffre d’affaires, on ne comprend pas. D’autant qu’un plan d’aide à l’aéronautique doit être annoncé bientôt par le gouvernement », poursuit le syndicaliste.

Les syndicats UNSA et CGC sont opposés à l’APC. En revanche, le syndicat majoritaire FO y est favorable. De source syndicale, la direction a mis sur la table des négociations la suppression le 13e mois, d’indemnités et de primes. Interrogée par l’AFP, la direction de Derichebourg n’a pas répondu à ses sollicitations.