Vendée : Michelin versera 3,7 millions d'euros pour l'emploi suite à la fermeture de son usine

EMPLOI Le groupe Michelin a signé mardi avec l’État une convention de revitalisation du bassin d'emploi de La Roche-sur-Yon

J.U. avec AFP

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Le site Michelin de La Roche-sur-Yon.
Le site Michelin de La Roche-sur-Yon. — LOIC VENANCE / AFP
  • Le groupe Michelin doit fermer son usine d'ici à 2020, privant ainsi le territoire de 613 emplois.
  • Il s'engage à verser une aide de 3,7 millions d'euros pour recréer des emplois et compenser cette perte.

Il va falloir compenser son départ. Le groupe Michelin a signé mardi avec l’État une convention de revitalisation du bassin d’emploi de La Roche-sur-Yon (Vendée). Objectif : recréer 613 emplois dans cette région où son usine va fermer d’ici fin 2020.

« Cette aide s’élève à 3,7 millions d’euros, soit le montant maximum en cas de fermeture de site », a indiqué Michelin dans un communiqué. Quoiqu’il arrive, « la totalité de la somme sera dépensée, c’est réglementaire », a souligné Thierry Martin-Lassagne, directeur de Michelin Développement France lors de la signature du document.

« A travers cette convention bilatérale, le groupe Michelin a pris l’engagement d’aider financièrement, sur trois ans, à la création d’autant d’emplois que ceux perdus par le territoire du fait de la fermeture du site », détaille pour sa part la préfecture dans son communiqué.

Aides directes et indirectes

La marque au Bibendum avait annoncé en octobre 2019 la fermeture de l’usine de La Roche-sur-Yon et un accord sur les conditions de départ des salariés a été signé en janvier. Les quelque 600 personnes concernées doivent être accompagnées pour retrouver un emploi sur d’autres sites  Michelin en France et auprès d’un nouvel employeur.

Indépendamment de l’accompagnement de ses salariés, l’entreprise est tenue de palier à la destruction des emplois vendéens et cela prendra la forme d’aides directes (72 % de la somme) et indirectes (les 28 % restants). Ces aides sont destinées aux PME de moins de 250 salariés, « les grands groupes ayant moins besoin d’aide », a précisé Thierry Martin-Lassagne.

Il pourra s’agir d’une subvention de 4.000 euros pour chaque création d’emploi ou d’un prêt participatif de l’ordre de 8.000 à 10.000 euros par CDI signé. « Les subventions ne seront versées qu’au vu d’un contrat de travail signé après une période d’essai. Il n’y aura pas de place aux chasseurs de prime », a précisé Thierry Martin-Lassagne.