François Hollande répond favorablement aux avances de Daniel Cohn-Bendit

POLITIQUE Il n'est pas contre une candidature commune à la présidentielle 2012...

Avec agence

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Francois Hollande au congrès de Reims, le 14 novembre 2008.
Francois Hollande au congrès de Reims, le 14 novembre 2008. — REUTERS/Pascal Rossignol

François Hollande, ex-numéro un socialiste, candidat déclaré pour 2012, dit «chiche» à la proposition de Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie) d'une candidature commune à la présidentielle assortie d'un accord aux législatives.

«A l'évidence, les Verts sont devenus le principal partenaire du PS», affirme le député de Corrèze dans une interview à Paris Match à paraître jeudi, en allusion au score de quelque 12% d'intentions de vote attribué aux listes Europe Ecologie aux régionales.

Une proposition «intéressante»

Selon lui, «la proposition de Daniel Cohn-Bendit de ne pas présenter de candidat à la présidentielle contre un accord pour les législatives est intéressante. Le PS doit la prendre au sérieux».

«Moi, je suis prêt à rentrer dans cette logique qui repose sur un accord de gouvernement, une candidature commune à l'élection présidentielle et un partage des circonscriptions. Je dis "chiche" à Daniel Cohn-Bendit».

Les avances de Daniel Cohn-Bendit

Fin janvier, le chef de file d'Europe Ecologie avait proposé de soutenir le candidat PS à la présidentielle, à condition que les écologistes obtiennent du PS un minimum de 50 circonscriptions aux législatives.

Concernant les régionales, François Hollande estime que ce qui compte pour les socialistes, «ce n'est pas tant le nombre de régions, que le niveau du PS au premier tour». «En fonction de ce résultat, le PS sortira renforcé».

Des sondages «intéressants mais pas prédictifs»

Interrogé sur son écart dans les sondages avec d'autres présidentiables PS, Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry, l'ex-numéro un socialiste juge que «les sondages sont intéressants mais pas prédictifs». «J'ai franchi des paliers, reste à franchir la barre le moment venu», ajoute François Hollande.

Selon le président du conseil général de Corrèze, «la démarche de Dominique de Villepin laisse penser que l'hypothèse d'une deuxième candidature à droite est possible» en 2012. Cela «correspond à un tempérament au sein du mouvement gaulliste qui a vocation à être représenté dans l'élection présidentielle».