Coronavirus : Dix mois avec sursis pour non-respect du confinement à Beauvais

RESTE CHEZ TOI Un contrôle de police a dégénéré et une policière a été blessée

20 Minutes avec AFP

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Un contrôle de gendarmerie pendant le confinement, ici à La Réunion (illustration).
Un contrôle de gendarmerie pendant le confinement, ici à La Réunion (illustration). — VALERIE KOCH/SIPA

Un jeune homme, interpellé mardi lors d’un contrôle pour non-respect du confinement à Beauvais, en marge duquel une policière a été blessée à la tête par une autre personne, a été condamné à dix mois de prison avec sursis, a-t-on appris samedi de sources concordantes. Jugé vendredi en comparution immédiate, cet intérimaire en BTP de 22 ans a été reconnu coupable de violences volontaires – ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours – sur personnes dépositaires de l’autorité publique, outrage, menaces de mort et rébellion, ont indiqué le parquet de Beauvais et l’avocat du jeune homme, Me Benoît Varin.

Il n’est pas condamné pour le jet de brique qui avait blessé une adjointe de sécurité de 23 ans. La peine a été « assortie d’un sursis probatoire avec obligation d’effectuer 105 heures de travail d’intérêt général dans un délai de dix-huit mois », a précisé le procureur de la République de Beauvais, Florent Boura. Mardi en fin d’après-midi, une patrouille de police avait contrôlé pour non-respect du confinement un groupe de personnes sur la voie publique dans un quartier pavillonnaire, qui n’est pas considéré comme sensible par les autorités.

Sans antécédents

Selon le récit du mis en cause, jamais condamné auparavant, il était avec trois amis près de chez lui sur une pelouse proche d’un terrain de foot, pour fêter un anniversaire, quand ils ont été contrôlés. Faute de carte d’identité et d’attestation de sortie, il est interpellé et se rebelle. Selon Me Varin, les jeunes du quartier auraient « réagi », son frère, mis au courant, serait alors sorti de chez lui et les choses auraient dégénéré. Il est lui aussi interpellé de façon « musclée », et, dans des circonstances à déterminer, une adjointe de sécurité de 23 ans est sérieusement blessée en recevant une brique en plein front.

Agé de 17 ans, le plus jeune frère est sorti libre jeudi de garde à vue et sera convoqué devant un juge des enfants. L’enquête se poursuit pour tenter de retrouver la ou les personnes qui auraient lancé la brique.