Un véhicule de la gendarmerie (illustration).
Un véhicule de la gendarmerie (illustration). — B. Colin / 20 Minutes

FAITS-DIVERS

Coronavirus : Quand les malfaiteurs profitent du confinement dans les Hauts-de-France

Mikaël Libert

Les gendarmes alertent sur les faux contrôles d’attestations et les vrais cambriolages

Rien ne les arrête. Alors que cela fait plus de deux semaines que les Français sont, pour la plupart, en confinement contre l’épidémie de coronavirus, les malfaiteurs, eux, profitent de l’occasion. Dans les Hauts-de-France, les gendarmes alertent sur plusieurs pratiques observées ces derniers jours.

On le sait désormais, chacun doit rester chez soi. Pour déroger à la règle dans certains cas précis, il faut se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire avec un motif valable. Et si l’on n’est pas dans les clous, c’est l’amende d’un montant de 135 euros. Les forces de l’ordre effectuent très régulièrement des contrôles, mobiles ou en point fixes, pour vérifier si les personnes dehors ont une bonne raison d’y être. Et des escrocs ont trouvé dans ce procédé une combine pour se faire de l’argent.

Des astuces pour ne pas subir un faux contrôle

Selon les gendarmes du Nord, de faux gendarmes ont déjà agi de la sorte, notamment dans les communes de Bousies et Steenvorde. Avec ou sans signe distinctif, comme un brassard, mais en tenue civile, les individus contrôlent les attestations. En cas de non-présentation du fameux sésame, les escrocs exigent le paiement immédiat et en liquide du montant de l’amende assurent les (vrais) gendarmes.

Les militaires donnent deux astuces pour ne pas se faire avoir. En premier lieu, les gendarmes n’effectuent jamais de missions de contrôle en civil. Dans le doute, il suffit de leur demander leur carte professionnelle, chose qu’un vrai gendarme ne peut pas refuser. En second lieu, pour ce type d’infraction, les forces de l’ordre ne réclament jamais le paiement immédiat de l’amende, et encore moins en liquide.

Dispositif « tranquillité entreprise » pendant le confinement

La mise au chômage technique d’un grand nombre d’entreprises a laissé inoccupés les locaux de beaucoup d’entre elles. Du pain béni pour les cambrioleurs. Ainsi, en fin de semaine dernière, plusieurs personnes ont été interpellées par le GIGN de Reims. Selon les gendarmes, elles sont accusées d’avoir perpétré pas moins de 47 raids nocturnes dans l’Aisne et la Marne. Avec le confinement, la bande s’était recentrée sur les magasins d’alimentation ou les cabinets médicaux. Ils seront jugés en juillet prochain.

Pour éviter les mauvaises surprises, un dispositif « tranquillité entreprise » a été lancé par les gendarmes d’Hallennes-lez-Haubourdin, à l’image de ce qui existe lors des départs en vacances. Les entreprises qui le désirent remplissent une fiche et les gendarmes assureront des patrouilles plus régulières aux abords de leurs locaux.