Le journal satirique Siné Mensuel porte plainte après avoir reçu des menaces de mort

ENQUETE La rédaction a indiqué avoir reçu mardi cinq lettres signées de l’ancien groupe d’extrême droite du GUD

20 Minutes avec AFP

— 

Le logo du journal satirique Siné Mensuel.
Le logo du journal satirique Siné Mensuel. — Capture d'écran Twitter

Le journal satirique Siné Mensuel a indiqué ce vendredi avoir reçu des menaces de morts visant certains de ses collaborateurs. Le journal a déposé plainte après avoir reçu mardi cinq lettres signées de l’ancien Groupe union défense, plus connu sous son acronyme du  GUD, un syndicat étudiant d’extrême droite. « Après Charlie, Siné », indiquait entre autres une de ces lettres postées en Indre-et-Loire, et adressées au siège parisien des éditions du journal.

« Qu’ils nous insultent, on a l’habitude. Qu’on nous menace de mort, c’est plus compliqué. Mais quand ils cautionnent l’attentat contre Charlie Hebdo, on passe à un cran supérieur », a indiqué à l’AFP Catherine Weil Sinet, la directrice du journal. Le journal, auparavant appelé  Siné-Hebdo, avait déjà reçu des menaces et avait été cambriolé en 2008.

Une reprise en ligne à cause du coronavirus

Le journal satirique, qui n’a pas pu publier son numéro d’avril en raison du coronavirus, a repris sa parution en mai avec un numéro en vente par téléchargement. « Rire ne peut que nous faire du bien, se moquer, être en rogne, réfléchir à ce monde nouveau, ce ne sont pas les sujets qui manquent ! On ne va pas se laisser abattre par cette saleté de coronavirus », avait écrit l’équipe du journal, précisant qu’elle reviendrait « à la version papier dès que possible ».