Saint-Etienne : La grève des convoyeurs de fonds se poursuit chez Loomis

SOCIAL Depuis ce lundi matin, aucun des fourgons blindés du groupe suédois intervenant sur la Loire et la Haute-Loire ne peut sortir des centre-forts

20 Minutes avec AFP

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Un fourgon Loomis, aux Etats-Unis.
Un fourgon Loomis, aux Etats-Unis. — Flickr/ CC/ Danny McL
  • Selon la CGT, la totlaité des convoyeurs de fonds de l'établissement de la Talaudière est en grève.
  • Ils dénoncent le licenciement, jugé «abusif», d'un des leurs, ainsi que le non-paiement des jours de mars où ils ont fait jouer leur droit de retrait au début du confinement.

Le conflit avec la direction a débuté mercredi dernier. Deux établissements Loomis sont bloqués lundi matin autour de Saint-Étienne par des convoyeurs de fonds en grève. Résultat : aucun des fourgons blindés du groupe suédois intervenant sur la Loire et la Haute-Loire ne peut sortir des centre-forts pour l’approvisionnement ou la collecte de fonds auprès des banques et autres clients. La totalité des convoyeurs de l’établissement de La Talaudière sont en grève selon la CGT. Depuis 5h ce lundi matin, une partie d’entre eux bloque l’établissement de Saint-Étienne.

Le mouvement a démarré au lendemain du licenciement pour faute d’un convoyeur. « Pour des motifs futiles », dénonce un représentant du syndicat : « avoir fumé à l’intérieur du garage des véhicules et pour la façon dont était fixé le holster contenant son arme de service, des pratiques jusqu’alors tolérées de la part de notre entreprise où ce salarié travaille depuis 21 ans ». Pour la CGT, Loomis, qui a racheté en juillet 2019 l’activité de son concurrent espagnol Prosegur dans l’Hexagone, « tente de cette manière abusive de réduire sa masse salariale en économisant la mise en place d’un PSE ».

Droit de retrait en mars

Les grévistes exigent par ailleurs le paiement des journées de travail de mars durant lesquelles ils ont exercé un droit de retrait, « motivé par l’insuffisance des équipements de protection qui a été constatée lors d’un contrôle effectué sur place par l’Inspection du Travail ». Un représentant syndical a déploré lundi matin que la Direccte de la Loire n’ait pas encore réagi à la demande de médiation dont elle a été saisie jeudi par les salariés en grève. Contactée, la direction de Loomis n’a pas souhaité s’exprimer sur le conflit en cours.