Tarbes : Le maire LR condamné à une amende de 35.000 euros pour travail dissimulé

JUSTICE Gérard Trémège avait omis entre 2010 et 2012 de régler ses cotisations à l’Urssaf et avait commis plusieurs irrégularités

C.C. avec AFP

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Gérard Trémège, maire de Tarbes en décembre 2013.
Gérard Trémège, maire de Tarbes en décembre 2013. — LAURENT DARD / AFP

Gérard Trémège, le maire LR de Tarbes, a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Tarbes à payer une amende de 35.000 euros pour non-paiement de cotisations sociales liées à son activité de commissaire aux comptes. Le vice-président des Républicains, avait omis entre 2010 et 2012 de régler ses cotisations à l’Urssaf et avait commis plusieurs irrégularités : utilisation d’un numéro de Siren lié à son ancienne fonction de président de la Chambre de commerce et d’industrie des Hautes-Pyrénées, factures non numérotées, mauvaise adresse de facturation.

« Le tribunal a rendu son jugement. J’en prends acte. C’est une décision rendue en équité. [Gérard Trémège] reconnaît la matérialité des faits, mais pas l’intention, d’ailleurs l’Urssaf ne s’est pas porté partie civile. Il n’y a pas d’intention frauduleuse de sa part, c’est un non-évènement », a déclaré son avocat Roger-Vincent Calatayud, et par ailleurs son adjoint à la mairie, qui avait plaidé la relaxe.

Il n’en a pas fini avec la justice…

Lors de l’audience du 9 juin, le procureur avait requis 45.000 euros d’amende. « On ne peut pas accepter que ceux qui ont des responsabilités très importantes comme les commissaires aux comptes ne respectent pas la réglementation », avait déclaré à l’audience le procureur. Un commissaire aux comptes est responsable de la vérification des comptes d’une entreprise. C’est un signalement d’un fonctionnaire de l’Urssaf, fin 2013, qui avait conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire. Le préjudice a été estimé à 81.000 euros par les gendarmes de la section de recherche de Toulouse.

Gérard Trémège, maire de Tarbes depuis 2001, est également mis en examen pour « prise illégale d’intérêt », « trafic d’influence passif » et « favoritisme » dans une affaire portant sur l’attribution de marchés publics et la revente par la municipalité de terrains et biens immobiliers.