Pour financer son plan de relance, l’Europe envisage une taxe spécifique pour les sociétés numériques

CRISE ECONOMIQUE L’Union européenne vient de présenter le plan de relance pour la sortie de crise engendrée par le Covid-19

Charlotte Rabatel pour 20 Minutes

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Pour la relance, l’Europe envisage une taxe spécifique pour les sociétés numériques
Pour la relance, l’Europe envisage une taxe spécifique pour les sociétés numériques — Geeko

L’Union a présenté Next Generation EU, le projet de relance pour l’Europe en période post-coronavirus. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne a déclaré que « pour l’Europe les mesures les plus audacieuses seront toujours les plus sûres ». Parmi ces mesures : la taxe des entreprises numériques.

Des nouvelles ressources pour les remboursements

Le montant du plan de relance s’élève à 750 milliards d’euros. C’est une dette globale de l’Union européenne. « Ces subventions sont un investissement commun dans notre avenir, cela n’a rien à voir avec l’endettement des Etats membres dans le passé », a expliqué Ursula von der Leyen aux députés européens.

Mais cet endettement commun, il va falloir le rembourser. L’UE envisage de le faire avec ses propres fonds. « Pour aider à le faire de manière équitable et partagée, la Commission propose un certain nombre de nouvelles ressources propres », indique le communiqué de presse.

Plusieurs nouvelles ressources propres sont proposées : « et celles-ci pourraient également être basées sur une nouvelle taxe numérique », explique Ursula von der Leyen.

Une taxe qui suit un plan global

Le numérique tient une place de choix dans le plan de relance. Next Generation permettra d’investir « dans des infrastructures clés, de la 5G à la rénovation de logements ». Le projet place le « renforcement de notre marché unique numérique » comme une priorité.

Il y aura également des investissements « dans les industries et technologies européennes clés pour rendre les chaînes d’approvisionnement cruciales plus résilientes ». Notamment pour permettre à l’Europe de « rester à la pointe dans des domaines clés tels que l’intelligence artificielle, l’agriculture de précision ou l’ingénierie verte ».