Coronavirus à Béziers : Peines de prison pour cinq détenus ayant participé à une mutinerie

JUSTICE Plusieurs dizaines de détenus étaient entrée en mutinerie vendredi au centre pénitentiaire de Béziers. Quatre d’entre eux ont écopé de peine de prison ferme, un cinquième de sursis

Jérôme Diesnis

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Une cellule de la prison de Béziers.
Une cellule de la prison de Béziers. — Damourette / Sipa
  • Cinq détenus avaient été placés en garde à vue à l'issue d'une mutinerie au centre pénitentiaire de Béziers vendredi.
  • La crise sanitaire liée au coronavirus engendre de vives tensions dans de nombreuses prisons françaises.
  • Cinq détenus ont été condamnés à des peines de prison, dont quatre à de la prison ferme.

Vendredi, quelques dizaines de détenus du centre pénitentiaire de Béziers avaient refusé de regagner leurs cellules, dénonçant leurs conditions d’incarcération et la suppression des parloirs au cours de cette crise sanitaire du coronavirus. Cette mutinerie avait entraîné la mobilisation des forces de l’ordre. Des détériorations avaient notamment été commises dans l’enceinte de la prison, pour un montant estimé à 20.000 euros.

Une cinquantaine de policiers du commissariat de Béziers, Sète et Montpellier ainsi que de 35 hommes des ERIS de Toulouse de l’administration pénitentiaire, sous l’autorité du directeur du centre pénitentiaire s’étaient rendus sur place. Des mutineries ont éclaté dans plusieurs prisons en France au cours des derniers jours.

Un homme jamais condamné parmi eux

Trois détenus avaient été placés en garde à vue pour dégradations d’un bien d’utilité publique commises en réunion, après avoir participé à la destruction d’une porte et deux autres pour violences aggravées.

Lundi soir, le tribunal correctionnel de Béziers a jugé cinq des détenus. Ils ont écopé pour quatre d’entre de peine de prison ferme, allant de 6 à 12 mois d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt. Un cinquième détenu âgé de 18 ans, jamais condamné à ce jour (il est placé en détention provisoire en attendant son procès) a été condamné à trois mois de prison avec sursis.

D’autres auteurs de dégradations recherchés

Les investigations se poursuivent pour identifier d’autres auteurs des dégradations commises au sein du centre pénitentiaire.