Municipales à Lille : C'est reparti... Le point sur les trois listes qui peuvent se présenter lors du second tour prévu le 28 juin

ELECTIONS La maire de Lille, Martine Aubry, se présente pour le second tour des municipales avec un maigre avantage

Gilles Durand

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Le candidat (EELV) Stéphane Baly avait pris symboliquement les bulletins de Martine Aubry (PS) et Julien Poix (LFI) lors du premier tour, le 15 mars 2020, à Lille.
Le candidat (EELV) Stéphane Baly avait pris symboliquement les bulletins de Martine Aubry (PS) et Julien Poix (LFI) lors du premier tour, le 15 mars 2020, à Lille. — G. Durand / 20 Minutes
  • Après plus de deux mois de pause due à l’épidémie de Covid-19, le second tour des élections municipales aura lieu, a priori, le 28 juin.
  • Trois listes peuvent se maintenir pour le second tour : Martine Aubry (PS), Stéphane Baly (EELV) et Violette Spillebout (LREM).
  • Au premier tour, deux tiers des électeurs s’étaient abstenus.

C’est reparti pour un 2e tour. Après plus de deux mois de pause due à l’épidémie de Covid-19, les élections municipales reprennent leur cours. A Lille, où la maire (PS) sortante, Martine Aubry, était arrivée en tête (29,8 %), deux autres listes sont autorisées à se maintenir pour le scrutin du 28 juin : celles de Stéphane Baly (EELV) et de Violette Spillebout (LREM). Etat des forces en présence.

Le retour des abstentionnistes ?

La première inconnue – et elle est de taille – concerne le comportement des abstentionnistes du premier tour. Environ deux tiers des électeurs ne s’étaient pas déplacés le 15 mars. Jamais le taux d’abstention n’avait été aussi haut pour un premier tour de municipales. L’écart en nombres de votes entre les trois candidats lillois est donc très faible.

« Je compte sur les voix des abstentionnistes et la mobilisation de celles et ceux qui ne veulent plus de Martine Aubry », souligne Violette Spillebout qui avait obtenu 17,5 % des voix. Son retard sur la maire de Lille s’élève à environ 4.900 votes.

Martine Aubry en ballottage favorable, mais ?

Les écologistes, emmenés par Stéphane Baly (24,5 %), vont reprendre contact avec Martine Aubry, alliée historique, mais aussi avec LFI (8,8 %) pour tenter de former une liste commune. Difficile d’imaginer les trois listes fusionner, mais EELV est en position de jouer les arbitres. « Le rapport de force a changé par rapport à 2014. Une alliance avec Martine Aubry ne se fera qu’avec un changement de méthode de gouvernance », souligne EELV.

Dans un communiqué, la maire de Lille appelle aussi à l’union : « Lille a besoin d’unir les énergies de toutes les femmes et tous les hommes (…) qui sont attachés, comme nous, à la lutte contre les inégalités, à la justice sociale, à la transition écologique et à un développement économique soutenable. J’appelle aujourd’hui celles et ceux qui partagent cette volonté (…) à se rassembler avec nous ».

Violette Spillebout, seule contre tous ?

Mathématiquement, une alliance entre Martine Aubry et Stéphane Baly ruinerait quasiment tout espoir pour Violette Spillebout. Mais cette union est loin d'être scellée car l’entente n’est pas au beau fixe, assure-t-on dans les deux camps. Une chose est sûre : la troisième force de gauche, LFI, appelera à voter contre Violette Spillebout, « représentante du gouvernement ».

Grand perdant du 1er tour (8,2 %), Marc-Philippe Daubresse (LR) doit réunir ses troupes début de semaine prochaine pour décider de la stratégie à mener. Là aussi, une fusion de liste semble très aléatoire car Violette Spillebout, assure, déjà, de son côté, n’avoir « aucune préoccupation d’alliance politicienne ». « Nous restons déterminées à renouveler les visages politiques », affirme-t-elle.

Le dépôt définitif des listes est prévu le 2 juin.