Coronavirus dans l’Oise : Le maire de Creil vent debout contre le mensonge de la ministre des Armées

FOYER D'EPIDEMIE Jean-Claude Villemain, maire (PS) de Creil, veut connaître la vérité et la propagation du coronavirus dans sa commune, dès le mois de février

Gilles Durand

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Le maire (PS) de Creil, Jean-Claude Villemain.
Le maire (PS) de Creil, Jean-Claude Villemain. — Philippe Huguen / AFP

Onde de choc. Le maire (PS) de Creil, Jean-Claude Villemain, n’a pas tardé à réagir, ce mercredi, à la suite de la révélation de la ministre des Armées, Florence Parly. Cette dernière a avoué, devant la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la pandémie de Covid-19, qu’elle avait menti en affirmant, il y a six mois, que les militaires français rapatriés de Wuhan dans l’Oise, le 31 janvier, avaient été testés.

Dès le mois de mars, Le Canard enchaîné avait déjà mis en cause cette affirmation de la ministre. Or, la ville de Creil avait été l’une des premières à être touchée par un foyer épidémique, dès le 28 février, et elle abrite la base aérienne qui avait été chargée de la mission de rapatriement.

Interrogations sur l’arrivée du virus

« Les révélations du jour interrogent sur l’arrivée du virus sur notre territoire, sa propagation et les répercussions qu’ont connu l’ensemble des habitants de Creil et de son agglomération (…) La ville a engagé d’importants moyens financiers et humains pour faire face à cette situation sanitaire (plus de 250.000 €) », dénonce Jean-Claude Villemain, dans un communiqué.

L’élu assure avoir interpellé, en vain, les autorités militaires pour connaître la situation, à l’époque. « Enfin, un début de vérité. (…) Il est temps que la Grande Muette parle enfin et que la lumière sur la responsabilité de chacun soit faite ! », réclame-t-il.

Le revirement de Florence Parly a également déclenché de vives critiques de la part de parlementaires de l’opposition.