Municipales 2020 à Lyon : LREM retire son investiture à Gérard Collomb

ELECTIONS Cette décision devrait s’appliquer à tous les candidats lyonnais qui décideraient de s’engager dans la même alliance que le maire de Lyon avec Les républicains

20 Minutes avec AFP

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Gérard Collomb, le 28 mai 2020.
Gérard Collomb, le 28 mai 2020. — AFP

La République en marche a retiré ce vendredi son investiture à Gérard Collomb pour le second tour des municipales à Lyon, au lendemain de l’accord de l’ex-ministre avec la droite locale, a indiqué le mouvement présidentiel dans un communiqué.

« La commission nationale d’investiture dénonce la décision de Gérard Collomb et de Yann Cucherat de s’allier avec Laurent Wauquiez, Etienne Blanc et François-Noël Buffet », souligne LREM, qui prévient qu’une décision similaire s’appliquera à « l’ensemble des candidats dans les arrondissements lyonnais et les circonscriptions de la métropole qui décideraient de s’engager à leur tour dans ce schéma d’alliance ».

Des « clarifications » à venir pour les électeurs

Gérard Collomb, ex-PS et marcheur de la première heure, avait annoncé jeudi s’allier avec LR : il renonce à la présidence de la puissante Métropole de Lyon, dont les conseillers sont élus au suffrage universel direct en même temps que les conseillers municipaux des communes qui la composent, au profit de François-Noël Buffet (LR) ; en échange, le candidat de droite sur la ville, Etienne Blanc, s’efface derrière Yann Cucherat, poulain de Collomb. Après avoir condamné cet accord, La République en marche leur a retiré leurs investitures.

« La Commission nationale d’investiture se réunira dans les prochains jours afin d’analyser l’évolution de la situation dans les arrondissements de la ville et les circonscriptions métropolitaines, afin d’apporter une clarification nécessaire aux électeurs lyonnais et de la métropole », poursuit le communiqué.

Le président des Jeunes avec Macron, Ambroise Méjean, a considéré que « le seul candidat encore en lice qui incarne nos valeurs est de toute évidence David Kimelfeld », autrefois dauphin putatif de Gérard Collomb. Il lui avait succédé à la tête de la métropole lorsque le baron lyonnais était devenu ministre, depuis devenu son meilleur ennemi et qui avait échoué, en septembre dernier, à obtenir l’investiture LREM.