Marseille: «Je n'ai jamais perçu un seul euro», assure Karim Zéribi

JUSTICE La justice s'intéresse au financement de plusieurs associations créées par l'élu...

A.R.

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Karim Zéribi.
Karim Zéribi. — P.Magnien / 20 Minutes

Karim Zéribi, conseiller municipal et ancien député européen (EELV) a été mis en examen vendredi dans une affaire de malversations financières concernant des associations de promotion de la diversité.

La justice s'intéresse au financement de plusieurs associations créées par Karim Zéribi, dévolues à la promotion de la diversité, selon le parquet.

«J'ai apporté de la clarté aux questions à charge des enquêteurs»

«J'ai répondu à toutes les questions sans aucune ambiguïté. Je n'ai rien éludé et j'ai apporté de la clarté aux questions à charge des enquêteurs, souligne l'élu sur son compte Facebook. Je n'ai jamais au grand jamais perçu un seul euro de centime associatif sur un compte à mon nom. Je n'ai jamais au grand jamais présidé d'association dont l'objet n'aurait pas été rempli», ajoute-t-il.

Une information judiciaire a été ouverte par la juge d'instruction Anne Tertian des chefs d'abus de confiance, recel d'abus de confiance et abus de biens sociaux. La justice soupçonne l'élu d'avoir détourné à son profit des subventions versées aux associations Agir pour la compétence et le recrutement (APC recrutement) et Agir pour la citoyenneté. Ce cabinet associatif a pour vocation une meilleure intégration des jeunes diplômés des quartiers populaires dans le monde de l'entreprise.

«Justice à deux vitesses»

L'élu parle d'une «justice à deux vitesses» sur les réseaux sociaux.

«Un élu marseillais socialiste candidat à la mairie a distribué il y a quelques mois plusieurs dizaines de milliers d'euros à une association dont la présidente est devenue sa suppléante lors d'une élection quelques semaines après lui avoir attribué au nom dune collectivité cette coquette somme, écrit-il. Le procureur de la République de Marseille a clos l'enquête et a stipulé un rappel à la loi à l’encontre de cet élu socialiste. Pour ce qui me concerne je n'ai ni donné de subvention ni n'en ai reçu en qualité de président d'association car depuis plus de 2 ans je ne présidais plus l'association concernée par les soupçons.»

Karim Zéribi a interdiction d'entrer en contact avec les autres protagonistes du dossier.