Le président des Etats-Unis Donald Trump le 5 mai 2018 à Washington
Le président des Etats-Unis Donald Trump le 5 mai 2018 à Washington — Zach Gibson/NEWSCOM/SIPA

JUSTICE

Ingérence russe dans la présidentielle américaine : Trump a «probablement» le pouvoir de se gracier

Le procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur les tentatives russes de manipuler l'élection de 2016 en faveur de Donald Trump, aimerait beaucoup entendre le président américain. Mais il est probable que celui-ci décline, selon son avocat...

L'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a affirmé dimanche qu'il était de plus en plus probable que le président américain refuse d'être interrogé par le procureur spécial enquêtant sur une éventuelle collusion entre son ancienne équipe de campagne et la Russie.

La décision penche vers le fait « de ne pas le faire »

Tout en disant que Donald Trump voulait témoigner, l'avocat et ancien maire de New York a indiqué que la décision penchait vers le fait «de ne pas le faire».

Rudy Giuliani avait déjà dit par le passé que les avocats du président s'opposaient à un tel entretien avec le procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur les tentatives russes de manipuler l'élection de 2016 en faveur de Donald Trump.

L'équipe juridique craint en effet que le président ne commette par inadvertance --et innocemment, selon elle-- un parjure.

«Voilà pourquoi on ne laisse pas le président témoigner»

Interrogé sur une lettre envoyée par les avocats de Donald Trump à Robert Mueller en janvier, dans laquelle ils reconnaissaient --après plusieurs démentis de la Maison Blanche-- que le président lui-même avait dicté une lettre en juillet 2017 à propos d'une rencontre entre l'un de ses fils et une avocate russe, Rudy Giuliani a répondu: «Voilà pourquoi on ne laisse pas le président témoigner».

«Nos souvenirs ne cessent de changer» et doivent parfois être corrigés, a-t-il ajouté.

Trump a « probablement » le pouvoir de se gracier

La lettre envoyée par les avocats à Robert Mueller, publiée par le New York Times, argumente que Donald Trump ne peut être accusé d'entrave à la justice car il a le pouvoir constitutionnel de mettre fin à l'enquête supervisée par le ministère de la Justice.

Rudy Giuliani, ancien procureur à New York, a en outre jugé qu'un président avait «probablement» le pouvoir de se gracier, tout en assurant que Donald Trump n'en avait pas l'intention.