Tensions Iran - USA : Washington envoie 3.000 à 3.500 militaires en plus pour sécuriser leurs positions au Moyen-Orient

TENSIONS Ces soldats étaient en état d’alerte depuis l’attaque de l’ambassade américaine survenue ce mardi à Bagdad, en Irak

20 Minutes avec AFP

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Soldats américains dans le sud de l'Afghanistan, le samedi 7 juillet 2018.
Soldats américains dans le sud de l'Afghanistan, le samedi 7 juillet 2018. — Rahmat Gul/AP/SIPA
  • Mardi, des milliers de manifestants pro-iraniens ont forcé l’entrée de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, le Pentagone a envoyé des renforts sur place.
  • Jeudi soir, le Pentagone a confirmé avoir tué le général iranien Qassem Soleimani, provoquant la colère de la République islamique.
  • Vendredi, Washington a annoncé le déploiement de 3.000 à 3.500 militaires supplémentaires au Moyen-Orient.

La tension monte encore d’un cran au lendemain de la mort du général iranien Soleimani dans une attaque américaine en Irak que Téhéran a promis de venger. Les Etats-Unis ont en effet décidé de déployer 3.000 à 3.500 militaires supplémentaires au Moyen-Orient pour renforcer la sécurité des positions américaines dans la région, a indiqué un haut responsable du Pentagone ce vendredi. Une escalade qui fait craindre un conflit ouvert entre les deux pays ennemis.

Ces soldats appartiennent à une force de réaction rapide de la 82e division aéroportée, qui avaient été mis en état d’alerte aussitôt après l’attaque contre l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, a précisé ce responsable ayant requis l’anonymat.

Inquiétude en Irak

L’Irak a dit redouter « une guerre dévastatrice » sur son sol après le raid inédit qui a tué Qassem Soleimani, l'homme-clé de l'influence iranienne au Moyen-Orient, et son premier lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, ces paramilitaires irakiens majoritairement pro-iraniens.

La frappe, qui a suscité des réactions inquiètes à travers le monde, a été ordonnée par le président américain Donald Trump après une attaque mardi des partisans et des combattants du Hachd contre l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad.