Coronavirus: Plus de 1.500 morts comptabilisés en Chine

LIVE Revivez avec nous l’évolution de l’épidémie le 14 février

Lucie Bras

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Dans un laboratoire à Hefei, dans la province de l'Anhui, dans l'est de la Chine, le 13 février 2020.
Dans un laboratoire à Hefei, dans la province de l'Anhui, dans l'est de la Chine, le 13 février 2020. — CHINE NOUVELLE/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Le bilan de l’épidémie du nouveau coronavirus, révisé par la Chine en raison de « doublons », approche ce vendredi 1.500 morts et près de 64.000 cas de contamination.
  • Si la Chine concentre quelque 99 % des cas, l’épidémie de Covid-19 maintient le monde en alerte, avec plus de 500 cas confirmés de contamination dans une vingtaine de pays. L’Egypte a annoncé avoir enregistré un premier cas sur le continent africain.
  • L’impact pour l’économie mondiale ne cesse de s’alourdir. L’épidémie a déjà entraîné une « réduction potentielle de 4 à 5 milliards de dollars » de revenus pour les compagnies aériennes du monde entier, a annoncé jeudi l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

A LIRE AUSSI

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Ce live est désormais terminé. Merci d’avoir suivi avec 20 Minutes les dernières actualités sur l’épidémie. La rédaction continuera demain de se mobiliser pour vous informer sur le coronavirus. Bonne nuit à tous.

00h30 : 139 morts de plus dans la province chinoise du Hubei

L’épidémie a fait 139 morts supplémentaires dans la province du Hubei, la plus fortement touchée, portant le bilan pour l’ensemble de la Chine à plus de 1.500 décès, ont annoncé les autorités sanitaires locales. Un total de 2.420 nouveaux malades ont été recensés dans cette province du centre du pays, soit environ moitié moins que la veille, a-t-on ajouté de même source.

18h57 : Les Etats-Unis vont étendre les tests du nouveau virus aux gens ayant des symptômes de grippe

Les personnes malades aux Etats-Unis avec des symptômes de grippe mais ayant un dépistage négatif pour la grippe seront testées pour le nouveau coronavirus apparu en Chine, ont annoncé les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains.

18h46 : Un premier cas de coronavirus en Afrique

Le ministère égyptien de la Santé a annoncé avoir enregistré le premier cas de nouveau coronavirus sur le continent africain. Le porteur de la maladie n’est pas égyptien, a-t-il indiqué dans un communiqué, sans préciser sa nationalité. L’OMS a été informée et le patient, qui ne présentait aucun « symptôme », a été transféré à l’hôpital et placé en quarantaine pour être soigné, selon le ministère.

18h40 : L’OMS prend la défense de Pékin après les critiques américaines

« Nous avons un gouvernement qui coopère avec nous, qui invite des experts internationaux, qui a partagé des séquences (du virus), qui continue à œuvrer avec le monde extérieur, qui a publié encore et encore dans des revues médicales internationales crédibles », a souligné le chef du département des urgences sanitaires de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Michael Ryan. « Je trouve que cela cadre difficilement avec les commentaires de M. Kudlow, mais chacun est libre d’avoir son opinion », a-t-il ajouté devant la presse, en référence aux critiques du conseiller économique du président Donald Trump.

Ce conseiller, Larry Kudlow, a déploré jeudi le « manque de transparence » de la Chine, jugeant que cela rendait difficile l’évaluation des risques provoqués par l’épidémie qui touche principalement ce pays.

17 h 55 : Tout le monde ne descend pas

Les autorités japonaises ont commencé vendredi à évacuer du bateau de croisière en quarantaine certains passagers âgés et de santé fragile, dont les tests au nouveau coronavirus se sont avérés négatifs. Les autorités ont donné à ces personnes de 80 ans ou plus, en mauvaise santé ou confinées à bord dans des cabines sans fenêtre, le choix d’être relogées à terre. Un responsable gouvernemental a indiqué que 11 personnes étaient sorties, sans vouloir préciser si d’autres quitteraient le bateau vendredi ni donner d’autres détails.

Indépendamment du coronavirus, l’état de santé des passagers les plus fragiles risquait aussi de se dégrader en raison de la quarantaine à bord, qui doit durer jusqu’au 19 février. Le secrétaire d’Etat à la Santé Gaku Hashimoto est monté vendredi à bord pour annoncer que tous les passagers considérés comme ayant un « risque élevé » de voir leur état général se dégrader allaient subir des tests de détection du nouveau coronavirus. Les cas positifs seront hospitalisés tandis que ceux dont les tests seront négatifs auront la possibilité d’être transférés dans des logements prévus par le gouvernement, a ajouté M. Hashimoto dans une déclaration en anglais, lue par le capitaine du navire.

17 h 42 : Compte rendu de la conférence de presse de ce midi à l’hôpital Pellegrin, à Bordeaux

Par notre journaliste Mickaël Bosredon.

 

16 h 33 : L’équipe du consulat français de Wuhan peut souffler

 

16 h 22 : Echec et maths

Pour prévoir comment se développera l’épidémie liée au nouveau coronavirus, les chercheurs s’appuient sur des simulations informatiques, un outil précieux malgré leur marge d’erreur. Ils utilisent pour cela des modèles mathématiques, qui donnent aux autorités sanitaires mondiales des indications sur l’ampleur que l’épidémie pourrait prendre, et donc sur les mesures à envisager pour essayer de la contenir.

Pour bâtir ces modèles, il faut prendre en compte de nombreux paramètres liés à la fois au virus (probabilité de transmission, probabilité de décès ou de guérison d’un individu infecté…) et au comportement des populations, à commencer par leurs déplacements (trafic aérien…). Ces paramètres sont ensuite entrés dans des programmes informatiques. Pour coller au plus près de la situation de l’épidémie en temps réel, les chercheurs réalisent des simulations en injectant dans le modèle initial de nouvelles données au fur et à mesure qu’elles émergent.

Grâce à ce type de modèle, une équipe britannique de la London School of Hygiene & Tropical Medicine a estimé cette semaine que le pic de l’épidémie dans la ville chinoise de Wuhan, son épicentre, serait atteint entre la mi et la fin-février.

14 h 30 : Un Français testé positif sur le « Diamond Princess » au Japon (mais il n’a aucun symptôme)

Agé de 80 ans, Michel se trouve sur le bateau de croisière en quarantaine au Japon, a indiqué vendredi son épouse par téléphone à RTL. « Le point positif, c’est qu’il n’a aucun symptôme. Les médecins ont expliqué qu’ils allaient approfondir les examens pour confirmer le diagnostic, nous leur faisons confiance », a expliqué à la radio Linda, la femme de ce passager.

« C’est triste, car malgré toutes les précautions que nous avons prises pendant 11 jours confinés dans notre cabine, le virus est arrivé à nous. C’est ce que je craignais », a-t-elle poursuivi. Quatre Français figurent parmi les passagers et membres d’équipage du paquebot, en quarantaine au large de Yokohama près de Tokyo.

14 h 26 : Lufthansa prolonge la suspension de ses vols vers Pékin et Shanghai jusqu’au 28 mars

La compagnie avait jusqu’à présent gelé ces deux destinations jusqu’au 29 février.​

14h23 : Des précisions sur le traitement donné au patient bordelais

Ce patient de 48 ans est sorti du CHU de Bordeaux, jeudi, après 22 jours d’hospitalisation. Il a été traité avec du remdesivir, selon l’équipe médicale.
Cet antiviral « prometteur » fabriqué par l’Américain Gilead, « agit directement sur le virus pour empêcher sa multiplication », a expliqué devant la presse le Pr Denis Malvy, responsable de l’unité maladies tropicales et du voyageur du CHU Pellegrin.
C’est une « petite molécule capable de gagner l’ensemble des compartiments de l’organisme et dont on sait qu’elle diffuse parfaitement dans les poumons, organe cible de la maladie », a ajouté le médecin précisant que le médicament est administré par voie intraveineuse pendant dix jours et que le patient l’a « parfaitement toléré ». Ce médicament va faire l’objet d’un essai thérapeutique comparatif en Chine avec la coordination de l’OMS « dans les jours à venir ».

12 h 32 : Retour à Bordeaux

Mickaël Bosredon est journaliste à 20 Minutes Bordeaux.

 

11 h 54 : Joyeuse Saint-Valentin !

Les marchands de fleurs de Hong Kong déploraient vendredi, jour de la Saint-Valentin, une chute de leurs ventes en raison de l’épidémie du nouveau coronavirus et certains préféraient s’amuser du fait qu’une boîte de masques était la meilleure façon de dire « je t’aime ». Pour Aman Fong, responsable d’un magasin de fleurs situé dans le quartier populaire de Mong Kok, la semaine précédent la fête des amoureux, habituellement faste pour son commerce, s’est révélée désastreuse.

« C’est bien pire que les années précédentes, peu de personnes sortent dans les rues en raison du virus », a-t-il déploré auprès de l’AFP, estimant la baisse de ses ventes à 40 %. Dans le même temps, les approvisionnements en fleurs « ont également chuté car beaucoup de nos fournisseurs de Chine continentale… sont fermés en raison du coronavirus », a-t-il expliqué. Son magasin a donc été contraint d’importer des fleurs des Pays-Bas et de Taïwan.

11 h 13 : Bonne ambiance visiblement à la colonie de vacances de Carry-le-Rouet

Mathilde Ceilles est toujours journaliste à 20 Minutes Marseille.

 

10 h 49 : Pendant ce temps, Mickaël Bosredon, journaliste à notre bureau de Bordeaux, est à la conférence de presse de l’hôpital

 

10 h 13 : Notre journaliste Mathilde Ceilles est à Carry-le-Rouet ce matin

 

08h46 : Fragilisés, les passagers les plus âgés vont être évacués du bateau en quarantaine

Le secrétaire d’Etat à la Santé Gaku Hashimoto est monté ce vendredi à bord du Diamond Princess pour annoncer que tous les passagers considérés comme ayant un "risque élevé" de voir leur santé générale se dégrader allaient subir des tests de détection du nouveau coronavirus. Indépendamment du coronavirus, qui a contaminé 218 personnes à bord, l’état de santé des passagers les plus fragiles risquait aussi de se dégrader en raison de la quarantaine, qui doit durer jusqu’au 19 février.

Les cas positifs parmi eux seront hospitalisés tandis que ceux dont les tests seront négatifs auront la possibilité – s’ils le souhaitent – d’être transférés dans des logements prévus par le gouvernement, a ajouté Gaku Hashimoto dans une déclaration en anglais, lue par le capitaine du navire.

08h35 : Triste Saint-Valentin en Chine

Pour les amants pékinois, il n’y aura pas de concert « My Heart Will Go On » ni de dîner au homard à 220 euros. Ces événements spéciaux Saint-Valentin ont été purement et simplement annulés. Cette année, « ce ne sera pas très différent de n’importe quel autre jour en quarantaine », observe Tyra Li, qui vit dans la capitale avec son petit ami qu’elle fréquente depuis trois ans.

Depuis un voyage pour rendre visite à la famille pendant le Nouvel an chinois, le jeune couple n’est sorti qu’une fois de son appartement pour aller faire les courses. « Il n’y aura pas de fleurs cette année, pas question. Il aurait bien trop peur d’en acheter et moi d’y toucher », dit-elle. Dans sa boutique, une fleuriste assure à l’AFP que les ventes ont chuté de moitié par rapport à l’an dernier, en partie parce que les clients ont peur du risque de contamination lors de la livraison.

Pour éviter les rassemblements et les fêtes, les autorités ont appelé les fiancés à retarder leur mariage, portant un rude coup à l’important secteur économique des épousailles (costumes, photos, banquets…).

08h28 : Coq au vin, dessert surprise et coronavirus… C’est aussi la Saint-Valentin à bord du « Diamond Princess »

Plus de 3.700 passagers se trouvent à bord de ce bateau de croisière placé en quarantaine au Japon. Comment va se passer leur soirée ? C’est à lire juste ici !

 

08h20 : Après avoir félicité la Chine pour sa gestion de crise, les Etats-Unis déplorent un « manque de transparence »

« Nous sommes un peu déçus du manque de transparence de la part des Chinois », s’est désolé devant la presse Larry Kudlow, le principal conseiller économique du président Donald Trump. « Est-ce que le bureau politique [l’instance dirigeante du Parti communiste] est vraiment honnête avec nous ? ».

Il a notamment regretté que Pékin ait décliné les propositions insistantes de Washington d’envoyer des experts américains en Chine : les autorités chinoises « ne nous laissent pas y aller », a insisté Larry Kudlow.

07h57 : Six membres du personnel soignant décédés et 1.716 contaminés, selon la Chine

L'annonce survient une semaine après la mort, due au virus, d'un médecin qui avait tenté d'alerter les autorités au tout début de l'épidémie mais avait été réprimandé par la police. Son décès avait provoqué la colère sur les réseaux sociaux.

07h55 : Beaucoup d’émotion au moment de quitter le centre de quarantaine

Selon les journalistes de l’AFP eux-mêmes confinés, une certaine émotion pointait à l’heure de quitter le centre et de tenter de reprendre le cours d’une vie normale, pour la première fois depuis qu’ils ont quitté Wuhan. Certains échangeaient des bises en se disant adieu.

La veille, ils ont organisé une petite cérémonie pour remercier les équipes médicales et de la Sécurité civile ainsi que les membres du personnel du centre qui les ont accompagnés.

Avec l’un d’eux au clavier, et un autre à la guitare, ils se sont tous rassemblés dehors pour entonner une chanson écrite sur la base du titre « Aline » de Christophe, transformé en « On va crier, crier, “merci” pour toute votre aide ».

07h51 : Les premiers rapatriés de Chine sont sortis de quarantaine à Carry-le-Rouet

Vendredi à 06h30, les premières personnes confinées ont été dirigées par la Croix-Rouge à travers le sas de sortie du centre de confinement, une grande tente blanche où ils ont enlevé leur masque et se sont lavé les mains au gel hydroalcoolique, a constaté l’un des trois journalistes de l’AFP eux-mêmes confinés. Certains partent par leurs propres moyens, récupérés par des proches, tandis que les autres prennent place à bord de navettes pour les gares et aéroports, dont les départs doivent s’échelonner dans la matinée.

Au total, 181 personnes qui étaient confinées à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, depuis le 31 janvier, vont recouvrer leur liberté ce vendredi, certaines de ne pas être contaminées. Elles ont toutes reçu un « certificat de non-contagiosité », a précisé à l’AFP un responsable de la Croix-Rouge Marc Zyltman. « Ce sont des personnes comme vous et moi », a-t-il ajouté.

Bonjour et bienvenue dans ce live. Suivez avec nous les informations liées à l’épidémie de coronavirus. C’est parti !