Pologne : Un ancien soldat s’enfuit en forêt avec son puma qu’il ne veut pas voir dans un zoo

TRAQUE La traque du fugitif a mobilisé jusqu’à 200 agents, un hélicoptère et des drones

20 Minutes avec agences

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Un puma photographié au Brésil, illustration
Un puma photographié au Brésil, illustration — Leonardo Mercon / VWPics/SIPA

Il ne voulait pas voir son puma dans un zoo alors il s’est enfui. Un ex-soldat polonais, ancien combattant d’Afghanistan, s’est caché en forêt durant trois jours avec son animal. Sa fuite a suscité une traque policière qui a mobilisé jusqu’à 200 agents, un hélicoptère et des drones. Il s’est finalement rendu à la police dans le sud du pays, a annoncé ce dimanche la police locale.

« Nubia » a bien fini dans un zoo

L’ex-soldat « Kamil Stanek s’est présenté de son propre gré au commissariat de Zawiercie (Sud) et l’a quitté après interpellation », tandis que son puma a été remis à un zoo, ont écrit les policiers sur leur site Facebook. « Nous sommes heureux d’indiquer que (le puma appelé) Nubia se trouve entouré des soins professionnels des employés du zoo de Chorzow (sud) », ajoutent-ils.

La garde d’animaux dangereux est interdite en Pologne et l’homme, qui séjournait près de Zawiercie, s’était vu intimer par la justice de rendre l’animal à un zoo, mais il s’y était refusé.

« Ce n’est pas un jouet. C’est un animal classé parmi les plus dangereux du monde, qui peut créer une menace réelle pour la santé et la vie des gens », avait prévenu Ewa Zgrabczynska, la directrice du zoo de Poznan (Ouest) où le puma devait initialement être remis.

Il élevait le puma chez lui depuis six ans

Localisé vendredi par des représentants du zoo, Kamil Stanek les avait menacés avec un couteau avant de s’enfuir en forêt avec l’animal tenu en laisse, selon les médias locaux.

Selon le quotidien Gazeta Wyborcza, le vétéran d’Afghanistan avait acheté l’animal il y a six ans en République tchèque voisine, l’élevant chez lui.

De nombreuses voix se sont élevées pour défendre le fugitif. « L’amour pour l’animal et une décision de la justice sans cœur l’ont obligé à fuir », a écrit sur son site Facebook Dariusz Wojtowicz, le maire de la ville voisine de Myslowice (Sud).