Syrie : Onze morts, pour la plupart des combattants pro-régime, après des raids israéliens

COMBATS Depuis le début, en 2011, du conflit en Syrie, Israël a mené des centaines de raids contre les forces du régime, mais aussi contre ses alliés

20 Minutes avec AFP

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La ville d'Idleb en Syrie le 5 février 2020.
La ville d'Idleb en Syrie le 5 février 2020. — AFP

Des raids israéliens en Syrie ont fait onze morts, trois soldats syriens, sept combattants de milices pro-iraniennes et un civil lundi soir, a annoncé  l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ce mardi.

Les raids ont visé des positions de l’armée syrienne au sud-ouest de Damas et d’autres relevant de groupes pro-iraniens, dont le Hezbollah libanais dans la province de Deraa (sud).

Des tirs provenant du plateau du Golan

Ils ont donc fait onze morts : une femme syrienne, trois militaires syriens et sept combattants étrangers, faisant partie des milices pro-iraniennes combattant en Syrie, a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. Il n’a pas précisé si des combattants du Hezbollah faisaient partie des victimes. Un premier bilan de cette ONG basée au Royaume-Uni, dans la nuit de lundi à mardi, faisait état de cinq morts.

L’agence officielle syrienne Sana, citant une source militaire, avait annoncé dans la nuit que « l’ennemi israélien a visé la région sud avec des missiles et notre défense antiaérienne a répliqué ». Précisant que les tirs venaient du plateau du Golan occupé par Israël, l’agence avait indiqué que deux soldats avaient été tués, ainsi qu’un civil, une femme, et sept militaires blessés.

Des raids rarement revendiqués

Depuis le début en 2011 du conflit en Syrie, Israël a mené des centaines de raids contre les forces du régime mais aussi contre ses alliés, l’Iran et le Hezbollah libanais. Israël, qui confirme rarement ses opérations en Syrie, martèle qu’il ne laissera pas la Syrie devenir une tête de pont de Téhéran. Il s’agit du deuxième incident du genre au cours du mois d’août. Le 3 août, Israël avait – fait rare – revendiqué des frappes sur la province méridionale de Qouneitra, en représailles à des « tentatives » de placer des bombes artisanales le long de sa frontière contestée avec la Syrie.

Le 20 juillet, cinq combattants pro-Iran, dont un membre du Hezbollah, avaient été tués dans des frappes israéliennes au sud de Damas, selon l’OSDH. Dimanche, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a averti que son mouvement abattrait un soldat israélien pour chaque membre de sa formation tué par Israël, faisant comprendre qu’il n’avait pas encore vengé la victime du raid du 20 juillet.