Ouragans : L’ONU rencontre un problème de prénoms pour les baptiser

CYCLONE Depuis lundi, le bassin atlantique fait face à cinq cyclones en même temps

20 Minutes avec AFP

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Un violent cyclone, Haishen, fait route vers le Japon le 5 septembre 2020
Un violent cyclone, Haishen, fait route vers le Japon le 5 septembre 2020 — AP/SIPA

Le dilemme du prénom, ou du moins le dilemme d’en trouver un quand il n’y en a plus. Cette année, l’ONU est en passe de se trouver à court de prénoms, pour la deuxième fois seulement de l’histoire. En effet, cette année, le nombre de tempêtes tropicales dans l’Atlantique a sévèrement augmenté.

Une liste établie par le Centre des ouragans des Etats-Unis puis par un comité international de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), permet depuis 1953 de nommer les tempêtes tropicales de l’Atlantique. Au départ, les listes ne comportaient que des prénoms de femmes. En 1979, des noms masculins ont été introduits et ils alternent désormais avec les prénoms féminins. Six listes de 21 noms sont utilisées à tour de rôle. « Il serait déroutant d’avoir plus d’un cyclone tropical dans la même année avec la lettre T » par exemple, a expliqué à l’AFP une porte-parole de l’OMM.

Cette année, la saison des tempêtes tropicales de l’Atlantique, qui s’achève le 30 novembre, a été si active que l’ONU va bientôt manquer de prénoms et devoir se rabattre sur les lettres de l’alphabet grec : alpha, bêta, gamma, delta et ainsi de suite…

Des prénoms pour faciliter la mémoire

Les cyclones ont commencé à être baptisés il y a des années pour faciliter leur identification dans les messages d’alerte. Les experts pensaient que les noms étaient bien plus faciles à mémoriser que les anciennes méthodes compliquées d’identification des latitudes et des longitudes.

Au début, les tempêtes étaient nommées arbitrairement. Dorénavant, une série de règles a été mise en place pour que les noms y obéissent : ils doivent notamment être facilement reconnaissables et refléter un équilibre entre les noms français, espagnols, néerlandais et anglais en raison de la couverture géographique des tempêtes dans tout l’Atlantique et dans les Caraïbes.

Les cas de tempêtes tristement célèbres comme Mangkhut (Philippines, 2018), Irma et Maria (Caraïbes, 2017), Katrina (Etats-Unis, 2005) et Mitch (Honduras, 1998) qui ont été dévastatrices et meurtrières ont vu leur nom retiré de la liste et remplacé par un autre.