Un contrôle de police à la frontière franco-belge.
Un contrôle de police à la frontière franco-belge. — M.Libert / 20 Minutes

CORONAVIRUS

Belgique : Le gouvernement lève l’interdiction des voyages en zone rouge

Mikaël Libert

Les Belges pourront de nouveau se rendre en zone rouge pour des voyages non essentiels

Ils avancent, puis ils reculent. Le ministère des Affaires étrangères de Belgique est revenu, lundi, sur l’interdiction faite à ses ressortissants de se rendre dans des zones classées rouges en raison de l’épidémie de coronavirus. L’absence de nos voisins dans le Nord-Pas-de-Calais n’aura donc duré qu’une semaine.

Les Belges désirant profiter soit des commerces, soit de la beauté des paysages du Nord-Pas-de-Calais pourront de nouveau traverser la frontière à partir de vendredi. Les deux départements français sont pourtant toujours classés parmi les zones de circulation actives du coronavirus, et cela ne changera pas en quatre jours. Le gouvernement belge a tout simplement levé l’interdiction de voyager dans les zones rouges pour des motifs non essentiels qui concernait ses ressortissants depuis la semaine dernière. « Nous étions jusqu’ici le seul pays européen à interdire et non à déconseiller les voyages en zones rouges », a reconnu le Ministre des Affaires étrangères, Philippe Goffin.

Rien ne change pour les frontaliers

Du coup, il n’est donc plus interdit, mais « strictement déconseillé » pour un habitant de Mouscron d’aller boire un coup à Lille. Les modalités précises ne sont pas encore définies. A l’heure actuelle, les ressortissants belges revenant de zones rouges doivent toujours se plier à une mesure de quarantaine obligatoire et à un dépistage. Il en va de même pour les personnes habitant une zone rouge souhaitant se rendre en Belgique pour une durée de plus de 48 heures.

Toutefois, pour les personnes habitant à la frontière franco-belge et les travailleurs frontaliers, ces mesures n’ont pas lieu d’être comme nous l’écrivions jeudi dernier. Ces personnes « sont autorisées à se déplacer de part et d’autre de la frontière pour se rendre sur leur lieu de travail ou accomplir d’autres activités habituelles », comme visiter son amoureuse ou acheter son tabac.