Présidentielle américaine : Un sénateur républicain dit ce qu’il pense vraiment de Donald Trump

ETATS-UNIS Ben Sasse, le sénateur du Nebraska, a prédit un «bain de sang » pour les républicains le 3 novembre, et dénoncé les actions d'un président américain qui «flirte avec les dictateurs» et «n'a pas pris la menace Covid au sérieux»

Philippe Berry

— 

Le sénateur républicain du Nebraska, Ben Sasse, le 15 octobre 2020.
Le sénateur républicain du Nebraska, Ben Sasse, le 15 octobre 2020. — Shutterstock/SIPA

De longue date, il se murmure que les élus républicains, à quelques exceptions, tolèrent Donald Trump car ils n'ont pas vraiment le choix. Jeudi, un enregistrement du sénateur du Nebraska Ben Sasse a donné un aperçu de ce qu'il pensait vraiment d'un président américain qui «flirte avec les dictateurs», «trahit nos alliés» et «se moque des chrétiens évangéliques dans leur dos». Avec le risque, selon Sasse, «d'un bain de sang» pour les républicains lors de la présidentielle du 3 novembre et au Congrès.

Le sénateur du Nebraska, qui devrait sans mal être réélu en novembre, et à qui on prête des ambitions présidentielles en 2024, a tenu ses propos lors d'un appel téléphonique avec des électeurs, mercredi. Et le site Washington Examiner a obtenu un enregistrement de la conversation.

«Un individu narcissique obsédé par la télévision»

Pendant 9 minutes, Ben Sasse a livré un réquisitoire sans appel contre Donald Trump. Il a accusé le président américain de «flirter avec les dictateurs, de fermer les yeux sur les Ouïghours qui sont dans des camps de concentration, de ne pas avoir levé le petit doigt pour les habitants de Hong Kong» et de «trahir régulièrement nos alliés». Il a critiqué «la façon dont [Donald Trump] traite les femmes» ou «se moque des chrétiens évangéliques dans leur dos». «Sa famille a utilisé la présidence comme une opportunité pour leur business, il a flirté avec les suprémacistes blancs».

Donald Trump, n'a, selon Ben Sasse, «pas pris la menace du Covid au sérieux pendant des mois. Il l'a traitée comme une crise de relations publiques et pas comme une crise sanitaire qui va durer plusieurs années.» Joe Biden ne devrait pas tarder à en faire une publicité de campagne.