Coronavirus : Le second tour des municipales en octobre ? Voire refaire le premier tour ? Deux hypothèses évoquées par Edouard Philippe

ELECTIONS Le premier tour des élections municipales s’est déroulé le 15 mars. Ce dimanche-là, plus de 30.000 conseils municipaux ont été élus. Pas question d’y toucher. Pour les 5.000 autres communes, on ne sait pas quand le ou la maire sera élu

Floréal Hernandez

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Le Premier ministre français et candidat à la mairie du Havre, Edouard Philippe, vote au premier tour des élections municipales, le 15 mars 2020, au Havre.
Le Premier ministre français et candidat à la mairie du Havre, Edouard Philippe, vote au premier tour des élections municipales, le 15 mars 2020, au Havre. — ROBIN LETELLIER/SIPA

Dans 30.143 communes de France, on connaît le ou la maire. Car l’édile a été élu dès le premier tour des élections municipales le 15 mars. Pour les 5.000 autres communes où il devait y avoir un deuxième tour, reporté suite au confinement pour éviter la propagation du coronavirus, c’est la grande incertitude. Invité du journal de TF1, jeudi soir, Edouard Philippe a évoqué un nouveau possible report du second tour des élections municipales à « octobre » ou « après ».

Cet éventuel nouveau report du second tour, initialement prévu le 22 mars et reporté au 21 juin, avait déjà été dévoilé lors d’une visioconférence jeudi matin entre Edouard Philippe et les présidents de partis politiques, responsables de groupes parlementaires et d’associations d’élus.

« Ce n’est pas le Premier ministre qui prendra la décision, c’est le Parlement »

« La décision d’organiser ou non le deuxième tour le 1er juin sera prise le 3 mai à l’issue d’un rapport qui permettra de dire à ce moment-là s’il est possible de [l'] organiser » à cette date, a rappelé le Premier ministre. « Si c’est possible le deuxième tour des élections municipales se tiendra à cette date. Si on fait le constat, en mai, qu’en juin ce n’est pas possible d’organiser le deuxième tour, ce que beaucoup des observateurs ou des acteurs de la vie politique pressentent ou ressentent […], il faudra décaler cette élection, peut-être en octobre, peut-être après », a-t-il développé.

"C’est une décision qui sera prise collectivement", a-t-il assuré. "Ce n’est pas le Premier ministre qui prendra la décision, c’est le Parlement puisqu’il faudra une loi pour organiser les choses". Une telle décision, qui nécessitera de refaire le premier tour là où les candidats n’ont pas été élus au premier tour, pourrait aussi impliquer de reporter également les élections sénatoriales prévues en septembre.

Le chef du gouvernement a assuré que ce second tour ne concernait qu’environ 5.000 communes où le maire n’avait pas été élu au premier tour, et que « très probablement » il faudra réorganiser, pour ces communes, les « deux tours » du scrutin.