Coronavirus : Pour une opposante à Marineland, « le confinement peut amener les humains à se questionner sur la condition animale »

ANIMAUX Selon Christine Grandjean, présidente de l’association C’est assez !, le manque de liberté actuel présente quelques similarités avec celui des orques ou des dauphins

J.H.

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Une employée entraîne des orques au Marineland d'Antibes, le 17 mars 2016
Une employée entraîne des orques au Marineland d'Antibes, le 17 mars 2016 — VALERY HACHE AFP
  • Le parc Marineland est fermé depuis le 16 mars et jusqu’au 3 avril, en raison de l’épidémie de Covid-19.
  • L’absence de public causera une baisse du chiffre d’affaires, ce qui suscite quelques questionnements chez la présidente de l’association C’est assez !.
  • Pascal Picot, directeur général de Marineland, se veut rassurant à ce sujet.

Le confinement des orques, dauphins, ours et autres animaux sauvages à Marineland, l’association C’est assez ! y est opposée depuis des années. Alors, dans cette période singulière où la majorité de la population se retrouve coincée entre quatre murs, sa présidente Christine Grandjean distingue quelques similitudes : « Peut-être que les humains vont prendre conscience de ce que ça représente de tourner en rond toute la journée dans un petit espace, c’est-à-dire de ne pas être libre. Le confinement peut les amener à se questionner sur la condition animale. Peut-être… »

L’anti-delphinarium ne voit pas pour autant cette période comme une opportunité pour défendre sa cause. Après la crise sanitaire causée par le coronavirus, sa principale préoccupation concerne l’avenir du parc, fermé ponctuellement depuis le 16 mars et jusqu’au 3 avril. « La situation n’est ni blanche ni noire. Si elle dure, il peut y avoir des soucis financiers dus à la baisse du chiffre d’affaires. Nourrir les animaux coûte cher. Je suis contre ces endroits mais je ne me réjouirais pas d’une fermeture dans l’urgence sans solution de repli pour les animaux. On serait quasiment sûr qu’ils partiraient dans d’autres parcs à l’étranger », commente l’activiste.

Pour Marineland, « rien ne change »

Contacté par 20 Minutes, Pascal Picot, directeur général de Marineland, se veut rassurant : « Nous sommes adossés à un grand groupe international [la multinationale Parques Reunidos] Nous n’avons pas de difficultés. Que le confinement dure un mois, deux, trois ou bien six, cela ne changera rien pour nous. »

Il assure par ailleurs que l’intégralité du personnel animalier continue de travailler pendant la période de fermeture et que les animaux pratiquent les mêmes exercices. Seule différence : le public est absent. Tout comme « les cris », souligne Christine Grandjean.