Coronavirus en Gironde : Malgré le confinement, le centre de soins pour animaux de la LPO ne chôme pas

BIODIVERSITE Le ralentissement de l’activité en raison du confinement, offre un répit à la faune sauvage, mais le centre de soins de la LPO à Audenge (Gironde) continue de soigner des animaux blessés tous les jours

Mickaël Bosredon

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Un jeune hérisson recueilli par le centre de soins de la LPO, à Audenge (Gironde).
Un jeune hérisson recueilli par le centre de soins de la LPO, à Audenge (Gironde). — Centre de soins LPO
  • Si le centre de soins de la LPO à Audenge est fermé au public durant le confinement, il continue de soigner les animaux blessés.
  • La diminution du trafic routier offre heureusement un répit à la faune sauvage, même si les jeunes hérissons, merles et écureuils restent vulnérables en ce moment.
  • Le centre de soins demande par ailleurs au public, ne pas trop entretenir son jardin, même si la tentation est grande en ce moment, pour laisser vivre la biodiversité qui s'y réfugie.

Une pipistrelle de kulh, un hérisson d’Europe ou encore un pingouin torda… Même en période de confinement, le centre de soins pour animaux de la LPO d’Audenge, sur le bassin d’Arcachon (Gironde), ne chôme pas. « L’accueil du centre est fermé au public pour des raisons sanitaires, et nous sommes en équipe restreinte, mais hormis cela nous fonctionnons normalement, et nous continuoins de soigner des animaux blessés » explique à 20Minutes Noriane Rhouy, la responsable du centre de soins.

Le centre de soins traite « en moyenne cinq animaux blessés par jour » assure la responsable du centre. « En cette période, où il y a beaucoup de naissances, ce devrait être plutôt une quinzaine, note Noriane Rhouy, mais il faut prendre en compte qu’il y a moins de voitures sur les routes, donc moins de danger pour la faune. »

En ce moment, le centre de soins recueille beaucoup de jeunes hérissons, merles ou écureuils.

Eviter de trop tailler les haies, et tondre depuis le milieu du jardin

Pour ce qui est des bons gestes à adopter au quotidien, le centre de soins demande à ceux qui vivent en maison, de « résister à la tentation d’entretenir son jardin à fond. » « Avec les beaux jours et le confinement, j’ai conscience que l’on ne sait pas forcément quoi faire, et qu’on a envie de s’occuper de son jardin, malheureusement ce n’est pas la bonne saison pour la biodiversité… » implore Noriane Rhouy.

Evitez surtout de trop tailler les haies, « pour ne pas dénicher les jeunes oiseaux », et pour la pelouse, « si on veut vraiment tondre, il est préférable de partir du centre vers l’extérieur, pour laisser l’opportunité aux animaux qui seraient cachés dans les herbes hautes, de s’échapper avant. » Histoire d’offrir un véritable répit à la faune sauvage.