Pyrénées : Les randonneurs appelés à signaler les actes de malveillances envers les ours

BIODIVERSITE Une association pro-ours appelle les usagers de la montagne à signaler les actes de malveillance destinés à nuire aux ours des Pyrénées

Hélène Ménal

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Un ours brun comme ceux qui vivent dans les Pyrénées. Illustration
Un ours brun comme ceux qui vivent dans les Pyrénées. Illustration — Ducan Usher - Solent News - Sipa
  • L’association pro-ours Ferus dit avoir de « sérieux indices » que les actes de malveillance envers les ours se multiplient dans les Pyrénées.
  • Elle appelle les randonneurs à signaler les indices de braconnage.
  • Cette opération « Vigie Ours » est relancée dans un contexte tendu après la découverte d’un ours tué par balle(s) en Ariège au mois de juin.

Charognes indigestes disposées là intentionnellement, pots de miel aromatisé au verre pilé, ou, plus évident, pièges à mâchoires et cages de capture. Voilà le florilège cité par l’association pro-ours Ferus des « pièges » destinés à nuire aux plantigrades que l’on peut selon elle trouver dans les Pyrénées.

« Nous avons de sérieux indices qui font craindre que les tentatives de destruction de l’ours continuent, et tout particulièrement en Ariège », explique l’association qui vient de relancer son opération « Vigie ours* ». Elle appelle les usagers de la montagne, randonneurs estivaux en tête, à lui signaler tous les indices pouvant laisser croire à des tentatives de braconnage d’ours. « Il est important que les utilisateurs de la montagne soient vigilants et aux aguets », insiste Sabine Matraire, la vice-présidente et coordinatrice ours de l’association.

Un pot de miel empoisonné retrouvé

La militante ne veut pas trahir de secret judiciaire sur les événements récents qui poussent Ferus à réactiver l’opération. Elle confie toutefois qu’un pot de miel empoisonné a bien été retrouvé sur les hauteurs ariégeoises au mois de janvier.

Et pour les promeneurs qui trouveraient des indices vraiment évidents d’intention de nuire à l’ours, elle conseille de contacter directement et immédiatement soit la gendarmerie du secteur concerné, soit le service départemental de l'Office français de la Biodiversité​ (OFB).

Cette incitation à protéger les ours, que Ferus espère aussi « dissuasive » pour les ennemis de la cause, arrive dans un contexte tendu. Le 9 juin dernier, le cadavre d’un ours tué par balle(s) a été découvert en Ariège. L’enquête est toujours en cours.

*[email protected] ou 06 46 62 19 47