Olivier Véran, le nouveau ministre de la Santé qui remplace Agnès Buzyn, à l'Assemblée nationale, le 17 février 2020.
Olivier Véran, le nouveau ministre de la Santé qui remplace Agnès Buzyn, à l'Assemblée nationale, le 17 février 2020. — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

GOUVERNEMENT

Réforme des retraites : Olivier Véran, le nouveau ministre de la Santé, vante une « ambition immense »

C’est Olivier Véran, le nouveau ministre de la Santé qui remplace Agnès Buzyn, qui a ouvert les débats sur la réforme des retraites, ce lundi, à l’Assemblée nationale

Le coup d’envoi des débats sur la réforme des retraites a été donné, ce lundi, par Olivier Véran, le nouveau ministre de la Santé, qui a vanté « un texte dont l’ambition est grande et même immense ».

Devant les députés, l’ex-député LREM, qui remplace au pied levé Agnès Buzyn, a rappelé que « notre système est construit autour d’une solidarité » et évoqué les « pères fondateurs de la Sécurité sociale », citant notamment Ambroise Croizat.

Plusieurs semaines de débats

Olivier Véran a souligné que le système universel de retraites par points était « un projet annoncé de longue date, (qui) a la légitimité d’un programme présidentiel, de la concertation, d’un rapport préparatoire conduit par Jean-Paul Delevoye », en espérant désormais « la légitimité large des parlementaires ».

Alors que le ministre était interrompu par les oppositions, le titulaire du perchoir Richard Ferrand a lancé aux députés remuants : « Vous aurez des heures, des jours et des nuits pour vous ébrouer dans la démocratie ». Deux semaines de débats sont prévues, qui pourraient être prolongées au vu des 41.000 amendements au menu. « Il nous faut corriger » les « défauts » du système actuel, a ajouté le ministre, relevant que « du haut de (ses) 39 ans », il a « déjà cotisé à 4 régimes ».

« C’est une refondation sociale que le gouvernement porte devant vous »

Prenant son relais à la tribune, le secrétaire d’Etat aux Retraites Laurent Pietraszewski a ensuite déclaré qu'« à l’heure où 30 % des retraités ont une pension inférieure à 1.000 euros, c’est une conquête sociale majeure que le gouvernement vous propose d’adopter, soyons-en fiers », dans une allusion à la pension minimum de 1.000 euros pour les carrières complètes prévue par la réforme.

« Nos prédécesseurs ont mené des réformes courageuses mais toujours d’inspiration budgétaire, qui avec une durée d’assurance, qui sur les âges de départ. Notre lecture est plus large, notre ambition dépasse l’équilibre budgétaire, c’est une refondation sociale que le gouvernement porte devant vous », a ajouté celui qui a succédé en décembre à Jean-Paul Delevoye.