Guadeloupe : Ancienne ministre de Jacques Chirac, Lucette Michaux-Chevry placée en garde à vue

JUSTICE Figure de la vie politique guadeloupéenne, Lucette Michaux-Chevry, 91 ans, a été entendue jeudi à Basse-Terre dans le cadre d’une enquête financière

20 Minutes avec AFP

— 

Lucette Michaux-Chevry le 7 avril 2016 à Baie-Mahault, en Guadeloupe.
Lucette Michaux-Chevry le 7 avril 2016 à Baie-Mahault, en Guadeloupe. — Hélène Valenzuela / AFP

A 91 ans, Lucette Michaux-Chevry a été entendue jeudi matin au commissariat de Basse-Terre, sous le régime de la garde à vue. L’ancienne ministre de Jacques Chirac a été auditionnée dans le dossier du « financement de la campagne électorale d’Ary Chalus [président de la région Guadeloupe] lors des dernières régionales » en 2015, a indiqué Jean-Luc Lennon, procureur de la République de Basse-Terre.

Si « d’autres personnes avaient déjà été entendues dans ce dossier », cela n’a « pas encore été le cas pour Ary Chalus », selon le magistrat qui précise qu’il n’y a, pour l’heure, « pas de mise en examen dans ce dossier ». Mais « il y aura d’autres gardes à vue », selon la même source.

Impliquée dans d’autres affaires

Cette affaire présumée vient s’ajouter à des soupçons ou condamnations pour Lucette Michaux-Chevry, également ancienne maire de Basse-Terre et ancienne présidente de la communauté d’agglomération Grand-Sud Caraïbes, entre autres mandats électoraux.

En novembre 2019, cette figure de la politique locale avait été déclarée coupable de non-respect du code de l’environnement et de la santé et de favoritisme dans l’attribution d’un marché public. Elle avait été condamnée à deux ans de prison avec sursis, interdiction définitive d’exercer une fonction publique et 5 ans d’inéligibilité, le tout assorti de 100.000 euros d’amende. Son avocat avait annoncé son intention de faire appel.

Lucette Michaux-Chevry est également mise en examen dans le cadre d’une affaire de détournement de fonds publics et de blanchiment présumés à la Communauté d’agglomération Grand-Sud Caraïbes, dont le procès était prévu pour 2020.