Coronavirus : L’OMS avertit une nouvelle fois l’Europe

NE PAS RELACHER Avec la rentrée scolaire et l’arrivée de l’automne, le continent est à une étape décisive contre la pandémie

20 Minutes avec AFP

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Dans les rues de Paris, le 10 septembre 2020.
Dans les rues de Paris, le 10 septembre 2020. — Francois Mori/AP/SIPA

A ceux qui pensent que la pandémie est désormais du passé, l’Organisation mondiale de la Santé a lancé mardi un énième avertissement. Selon elle, l’Europe aborde un moment décisif dans la lutte contre le Covid-19 avec la rentrée scolaire et l’arrivée de l’automne.

Stop aux « chimères »

Il est temps d’arrêter de « poursuivre des chimères » et de prendre des décisions dures pour protéger les plus vulnérables et maintenir les jeunes à l’école, quitte à accepter des sacrifices inévitables, a déclaré le directeur des Situations d’urgence de l’OMS Michael Ryan. « L’Europe aborde une saison où les gens vont commencer à retourner dans les espaces intérieurs. La pression de l’infection va augmenter », a-t-il estimé lors d’une conférence de presse virtuelle.

Des compromis devront donc être faits pour maintenir à la fois les plus jeunes et les plus âgés dans la vie sociale. « Le seul moyen est que les adultes maintiennent une distance suffisante pour favoriser une baisse de la contagion ». « Qu’est ce qui est le plus important : le retour de nos enfants dans les classes ou l’ouverture des night-clubs et des bars ? », a-t-il lancé.

Ne fermer les écoles qu'« en dernier recours »

Selon l’OMS, les personnes de moins de 20 ans représentent moins de 10 % des cas et moins de 0,2 % des décès. Les écoles ne devraient être fermées qu'« en dernier recours » dans les zones de très forte transmission du coronavirus, a pour sa part estimé le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

La pandémie a fait au moins 929.391 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi mardi. Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec près de 196.000 morts, devant le Brésil qui déplore plus de 133.000 morts.