Comme ici à Lille, le port du masque est désormais obligatoire à Saint-Quentin (illustration).
Comme ici à Lille, le port du masque est désormais obligatoire à Saint-Quentin (illustration). — M.Libert / 20 Minutes

CORONAVIRUS

Coronavirus dans l’Aisne : Finies les fêtes privées dans les salles ou espaces publics

Mikaël Libert

La préfecture anticipe une dégradation de la situation sanitaire en engageant des mesures plus contraignantes

Mieux vaut prévenir. Mardi, la préfecture de l’Aisne a publié une liste de mesures visant à lutter contre le rebond de l’épidémie de coronavirus. Si la situation sanitaire du département semble moins mauvaise que dans le reste de la région des Hauts-de-France, les services de l’Etat ont toutefois constaté une sensible dégradation ces dernières semaines.

« La situation axonaise est donc meilleure que la moyenne nationale et régionale mais les indicateurs se sont sensiblement dégradés depuis début septembre », assure la préfecture. Dans l’Aisne, le taux d’incidence de la maladie est de 45, contre 87 au niveau national et près de 140 pour le département du Nord. L’Aisne n’est pas encore dans la zone rouge et le préfet souhaite retarder le plus possible l’inévitable.

Masque, bars et fêtes privées

Pour cela, le port du masque a été décrété obligatoire dans les centres-villes de Saint-Quentin et Soissons, territoires dans lesquels le seuil d’alerte a été dépassé. La décision prend effet ce mercredi. Cela vient compléter les obligations déjà en vigueur, notamment dans les transports, les services publics, les entreprises ou encore les abords des écoles.

A l’instar de ce qui a déjà été fait dans le Nord ou le Pas-de-Calais, les débits de boissons de l’Aisne voient leur amplitude horaire d’ouverture réduite. L’heure de référence sera désormais 1 h du matin, toutes les dérogations pour aller au-delà ayant été suspendues. Pour autant, cela ne concerne, selon la préfecture, « qu’une quinzaine d’établissements » dans le département. A noter que cinq établissements ont fait l’objet d’une « mise en demeure en vue d’une fermeture provisoire » pour le non-respect des mesures sanitaires.

La mesure la plus inattendue concerne les fêtes privées. Comme il est difficile d’empêcher les gens de faire la chouille chez eux, le préfet a demandé aux collectivités territoriales de ne plus « mettre à disposition à titre gratuit ou onéreux des équipements ou espaces publics pour des fêtes privées. » Une « invitation » qui pourrait bien renvoyer aux calendes grecques un paquet de communions, mariages, anniversaires prévus dans les salles des fêtes.