Coronavirus à Toulouse : Quelle est la situation dans les services de réanimation du CHU ?

SANTE Un personnel « fatigué mais très volontaire » fait face pour l’heure au CHU de Toulouse. 90 % des lits de réanimation sont occupés mais il reste une marge pour monter en puissance

Hélène Ménal

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Une équipe de réanimation du CHU de Purpan, à Toulouse, au chevet d'un malade du Covid.
Une équipe de réanimation du CHU de Purpan, à Toulouse, au chevet d'un malade du Covid. — F. Scheiber - Sipa
  • Les hospitalisations s’accélèrent au CHU de Toulouse qui dispose pour l’heure de 103 lits de réanimation.
  • Dans les services non spécialisés, ces lits sont occupés à 90 % mais il reste encore des possibilités d’augmenter les capacités.

Cinq nouveaux patients Covid-19 ont été hospitalisés dans la nuit de mercredi à jeudi au CHU de Toulouse portant leur nombre à 174, dont 33 en réanimation et une vingtaine en soins intensifs. Mais dans la déferlante de la deuxième vague de l’épidémie de coronavirus, un rayon de soleil se glisse parfois pour les soignants : « Cette semaine un patient Covid de 93 ans est sorti guéri », confie le Bernard Georges, le patron de la réanimation à l’hôpital Rangueil. L’anesthésiste décrit « un personnel fatigué mais très volontaire » qui, à deux semaines du pic d’hospitalisations redouté par l'agence régionale de Santé, dispose encore de marges de manœuvre.

Le CHU abrite pour l’heure 103 lits de réanimation (20 de plus qu’il y a deux semaines), dont 72 en service de réanimation polyvalente adultes – 40 à Rangueil et 32 à Purpan – occupés pour l’instant « à 90 % » et pour moitié, c’est là la grande différence avec la première vague, par des patients relevant d’autres pathologies.

Bonne coordination avec les cliniques

Pour l’heure, le principal hôpital régional peut encore voir venir et pousser les murs. « Nous avons prévu six paliers pour monter en puissance avec une possibilité d’ouvrir 25 lits de réanimation polyvalente de plus à Rangueil et de passer à 49 à Purpan, ce avec le matériel et le personnel adéquat », détaille Bernard Georges.

Si le pire se présente, il y aura une ultime possibilité qui n’a pas eu besoin d’être activée au printemps de transformer les salles de réveil et de gagner 30 lits supplémentaires. « Par ailleurs, l’effort est bien coordonné, y compris sur les traitements, avec le secteur privé qui prend sa part », souligne le médecin. Pour l’instant, le CHU tient bon.