Nantes : Les propriétaires de 1.500 bijoux recherchés après le démantèlement d'un trafic d'or

ENQUETE Un site Internet avec les photos de ces bijoux, tous issus de cambriolages dans le grand Ouest, a été mis en ligne 

Julie Urbach

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Environ 1.500 bijoux attendent leurs propriétaires
Environ 1.500 bijoux attendent leurs propriétaires — Gendarmerie de Loire-Atlantique
  • Un vaste trafic d'or entre la région nantaise, l'Allemagne et l'Autriche a été démantelé il y a un an.
  • Les gendarmes espèrent pouvoir rendre les objets saisis à leurs propriétaires.

Il y a des montres, des bagues, des colliers mais aussi de petits pendentifs de toutes les formes. Ce vendredi, un site Internet un peu spécial a été mis en ligne par la gendarmerie de Loire-Atlantique. Au fil des pages, les internautes peuvent y découvrir pas moins de 1.500 bijoux, tous issus de cambriolages ou de vols effectués dans le Grand Ouest entre janvier 2015 et octobre 2019. Les enquêteurs, qui ont récupéré ce précieux butin après le démantèlement d’un vaste trafic d'or, espèrent pouvoir les rendre à leurs propriétaires en lançant un « appel à victimes ».

Il y a un an et de manière coordonnée, les gendarmes ont interpellé en France, en Allemagne et en Autriche, dix personnes « pour recel et blanchiment en bande organisée ». L’enquête, menée alors depuis un an et demi (et d’abord conduite par les gendarmes de la brigade de recherches de Rezé) avait permis d’identifier un horloger nantais et un complice, qui se rendaient régulièrement à Francfort pour écouler des bijoux, le plus souvent fondus. D’autres personnes ont été arrêtées, la plupart ayant été mis en examen et écroué, dans l’attente d’être présentés devant la justice.

Les propriétaires doivent contacter les gendarmes

Au total, près de trois millions d’euros d’avoirs criminels avaient été saisis. En Allemagne et en Autriche, il s’agissait de « plusieurs villas et propriétés, des véhicules, des diamants, du numéraire et des lingots d’or » en plus des bijoux.

Les personnes qui identifieraient certains d’entre eux sur les photos sont invitées à contacter la gendarmerie via le site Internet ou par téléphone. Evidemment, il faudra présenter différentes preuves pour que le bijou leur soit restitué.