Attentat à Conflans : La photo d’un journaliste de « 20 Minutes » utilisée à tort pour rendre hommage à l’enseignant tué

FAKE OFF Sur les réseaux sociaux, les hommages au professeur d’histoire-géographie décapité vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) se multiplient. Mais certaines publications utilisent à tort la photo d’un journaliste de « 20 Minutes » qui a écrit un article sur le sujet

Cl.G.

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Ce samedi, des parents d'élèves ont commencé à rendre hommage à l'enseignant tué à Conflans-Saint-Honorine la veille.
Ce samedi, des parents d'élèves ont commencé à rendre hommage à l'enseignant tué à Conflans-Saint-Honorine la veille. — AFP

« Ce jeune homme exerçait l’un des plus beaux métiers. Il éveillait et enrichissait intellectuellement des enfants des Yvelines. » Comme ce message publié par un utilisateur de Facebook, les hommages numériques affluent  depuis l'assassinant d'un professeur d’histoire-géographie, vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines)Le suspect, âgé de 18 ans, qui été tué par la police, est soupçonné d’avoir décapité l’enseignant au motif qu’il avait montré les fameuses caricatures de Mahomet à certains de ces élèves de 4e. Un « attentat terroriste islamiste caractérisé », pour Emmanuel Macron.

Problème, certaines publications sont illustrées, à tort, d’un portrait d’un journaliste de 20 Minutes. L’un de ces posts est particulièrement viral, puisqu’il a été partagé plus de 4.000 fois et vu à 130.000 reprises en douze heures. Une autre publication a été partagée plus de 300 fois en quelques heures.

La photo d'un journaliste de « 20 Minutes » est utilisée à tort
La photo d'un journaliste de « 20 Minutes » est utilisée à tort - Capture d'écran

FAKE OFF

Journaliste à 20 Minutes depuis 2017, Thibaut Chevillard est spécialisé dans la couverture des faits divers, notamment. Il a ainsi été l’auteur du premier article mis en ligne sur notre site au sujet de l'attaque de Conflans-Saint-Honorine. Publié à 18h32 vendredi, cet article était accompagné de la signature du journaliste et de sa photo. Il a ensuite été mis à jour à plusieurs reprises pour relayer les nouvelles informations dont nous disposions, et avec l’aide d’une autre journaliste de la rédaction.

C’est sans doute en raison de la signature associée à l’article que le portrait du journaliste a été confondu, probablement par le truchement d’une recherche d’images, avec celui de la victime de l’attaque. L’erreur a été reproduite à plusieurs reprises sur Facebook et Twitter, la photo ayant été modifiée pour être publiée en noir et blanc ou avec un drapeau bleu-blanc-rouge en arrière-plan.

« Je rassure tout le monde : je ne suis ni mort, ni prof d’histoire », a ironisé Thibaut Chevillard sur son compte Twitter. Si certaines de ces publications ont été retirées, les équipes de 20 Minutes se chargent actuellement de signaler leur erreur aux auteurs des publications, ainsi qu’aux plateformes où les contenus ont été publiés.