Attentat à Conflans : Le terroriste était en contact avec un djihadiste russophone en Syrie

ENQUETE Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine, a été tué vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de « Charlie Hebdo »

20 Minutes avec AFP

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Hommage à Samuel Party devant le collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).
Hommage à Samuel Party devant le collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). — AFP

Le terroriste de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) était en relation avec un djihadiste russophone en Syrie, apprend-on ce jeudi. L’identité de ce djihadiste n’a pas été établie à ce stade, a-t-on ajouté de même source. Selon le Parisien, cette personne, localisée grâce à son adresse IP, serait basée à Idlib.

Abdoullakh Anzorov, réfugié d’origine russe tchétchène, avait envoyé vendredi sur les réseaux sociaux un message audio en russe hésitant après avoir posté une photo du corps de Samuel Paty. Le professeur d’histoire-géographie avait montré des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression.

Une référence à Daesh

Dans ce message ponctué d’épithètes coraniques, dont l’AFP a eu connaissance et qui a été authentifié par les enquêteurs, l’assaillant est essoufflé. Il explique avoir « vengé le prophète », en reprochant à Samuel Paty de l’avoir « montré de manière insultante ».

« Frères, priez pour qu’Allah m’accepte en martyr », dit-il selon une traduction de l’AFP. Ce message a été relayé dans une vidéo diffusée sur Instagram, notamment, accompagné des deux tweets du meurtrier (dont l’un était la photo de la victime) dans lesquels il reconnaissait avoir tué Samuel Paty. Il contient aussi deux mots en russe faisant référence à Daesh, selon une traduction de l’AFP. L’enquête a mis au jour une radicalisation rapide d’Abdullakh Anzorov.