Violences faites aux femmes : Mobilisation « virtuelle » ce samedi avant la journée du 25 novembre

MOBILISATION Avec le confinement, impossible pour #Noustoutes de rééditer la marche de l'an dernier, mais le collectif entend « maintenir la pression » en ligne

B.D. avec AFP

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Des carrés violets - couleur des luttes féministes - ont envahi les réseaux sociaux, le 21 novembre 2020, à l'appel du collectif #Noustoutes pour «maintenir la pression», à quelques jours de la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes.
Des carrés violets - couleur des luttes féministes - ont envahi les réseaux sociaux, le 21 novembre 2020, à l'appel du collectif #Noustoutes pour «maintenir la pression», à quelques jours de la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes. — 20 Minutes

« Envahir les réseaux sociaux, à défaut de pouvoir envahir la rue » : le mouvement féministe #Noustoutes mène ce samedi une mobilisation « en ligne » pour « maintenir la pression », à quelques jours de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, mercredi.

Il y a an, lors d’une marche à l’ampleur jamais égalée en France, quelque 150.000 personnes avaient défilé à l’appel de ce collectif pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles subies par des centaines de milliers de femmes chaque année en France. « Cette année, nous sommes en confinement et nous devons respecter les consignes sanitaires. Mais s’il ne s’agit plus d’aller dans la rue, on propose de maintenir la pression et un fort niveau de mobilisation avec des outils différents », a expliqué la militante féministe Caroline De Haas, membre de #Noustoutes.

Des posts teintés de violet

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses photos étaient ce samedi teintées de violet – couleur du mouvement mais aussi des luttes féministes – tandis que #Noustoutes proposait plusieurs actions et phrases pour interpeller les pouvoirs publics.

Au cours de la journée, des formations en ligne sur l’accompagnement des victimes ou l’éducation à la non-violence et des rencontres en direct avec des militantes et militants tels que la gynécologue Ghada Hatem, fondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis, l’avocate Elisa Rojas, militante pour les droits des personnes handicapées, l’élue écolo parisienne et militante féministe Alice Coffin, ou Lyes Louffok, défenseur de la cause des enfants, étaient également programmées.

Pour en finir avec les violences, l'un des leviers, «c’est nous»

« Pour en finir avec les violences il y a deux leviers. Le premier, c’est des politiques publiques ambitieuses qui permettent de faire de la prévention, de l’éducation, de la formation et de prendre en charge de manière efficace toutes les victimes. Le deuxième c’est nous. C’est à chacune et chacun de se former, de sensibiliser, d’informer nos proches et nos amis sur ces sujets », a poursuivi Caroline De Haas.

Chaque année, quelque 220.000 femmes subissent des violences conjugales et 93.000 sont victimes de viol ou tentative de viol. Paroxysme de ces violences, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex en 2019, soit 25 de plus que l’année précédente.

Le confinement décrété au printemps a entraîné une importante hausse des signalements pour des violences subies par les femmes et les enfants à leur domicile et des harcèlements et agressions subies dans l’espace public.