«Pipe», «Trompette», «pompe à vélo» et autres insultes désuètes du foot

FOOTBALL Petit lexique de ces insultes désuètes qui font leur retour sur les terrains depuis la rentrée...

Romain Scotto

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L'Inter, leader du championnat d'Italie qui avait remporté ses 17 derniers matches, a perdu ses premiers points depuis la 7e journée en concédant le nul (1-1) face à l'Udinese à domicile, mercredi lors du dernier match de la 26e journée.
L'Inter, leader du championnat d'Italie qui avait remporté ses 17 derniers matches, a perdu ses premiers points depuis la 7e journée en concédant le nul (1-1) face à l'Udinese à domicile, mercredi lors du dernier match de la 26e journée. — Paco Serinelli AFP
Sur les terrains comme dans les tribunes des stades de foot, les insultes fusent toujours autant. Peut-être même un peu plus que les saisons précédentes. Pour se distinguer, l’essentiel est de les distiller avec élégance et tenter de renouveler le genre. Traiter son adversaire d’«enculé» est désormais has-been. En ce début de saison, la tendance est au «vintage». Dans l’univers des footeux, on traite maintenant de «pipe», «trompette» ou «pompe à vélo», des insultes très percutantes qui ne plaisent pas toujours à ceux qui les essuient. Petit lexique des grossièretés de la rentrée…

Pipe: n.f (syn. incapable, incompétent, mauvais). En soit, l’ustensile n’a rien d’offensant. Mais c’est là toute la force de l’insulte. Outre la connotation phallique de la pipe, réduire une personne à un outil aussi futile peut s’avérer particulièrement vexant. Demandez à Luc Sonor. Récemment, l'entraîneur adjoint de l’AS Saint-Etienne a porté plainte contre Jean-Michel Larqué qui s’était emporté après la défaire des Verts dans le derby lyonnais en assénant un «Sonor est une pipe!». Visiblement, ça n'est pas passé.

Trompette: n.f. (syn. nullard, amateur, maladroit). Insulte très tendance ramenée sur les terrains par Pascal Praud, le directeur général délégué du FC Nantes. L’ancien journaliste de TF1 aurait comparé les joueurs de Valenciennes à l’instrument à vent, en marge d’une rencontre à La Beaujoire. De quoi mettre l’entraîneur nordiste, Antoine Kombouaré, très en colère. Quand elle sonne faux, la trompette peut faire des ravages. Dans le vocabulaire conchyliologique, elle désigne des mollusques à coquilles en spirale. Tout vient peut-être de là.

Pompe à vélo : n.f. (syn. naze, looser, perdant). L’injure préférée de Vincent Moscato, devenue une marque déposée de son émission sur RMC. Chaque jour, les auditeurs sont invités à voter pour leur «pompe à vélo». Sur le site de la radio, il est précisé qu’elle peut revenir à un club, un sportif, un entraîneur, et même un public. La traduction de l’insulte n’est en revanche pas vraiment définie. Mais comme son nom l’indique, elle désigne de fait celui qui est victime d’un coup de pompe, qui n’est pas gonflé à bloc ou qui brasse beaucoup de vent.

«Relève-toi fils de pute» (syn. aucun…).
Tout de suite beaucoup moins classe. Vulgaire, cru et pas forcément plus percutant qu’un bon vieux second degré. Récemment révélé par Jérôme Rothen, victime de l’agacement de Zinédine Zidane.

Et aussi… Entendu en 2008 sur les terrains et les plateaux télé, «singe hurleur», «voleur de poule»... Vous en voyez d'autres. Donnez les nous en commentaire. La grossièreté est bannie...