Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique lyonnais. (Illustration)
Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique lyonnais. (Illustration) — JOHN SPENCER/SIPA

FOOTBALL

Ligue 1 : Nouvelle défaite pour l’Olympique lyonnais, Amiens et Toulouse sur le terrain judiciaire

La décision prise par le juge des référés du tribunal administratif de rejeter les procédures des trois clubs entérine le classement de Ligue 1. L’OL termine 7e, Amiens et Toulouse sont relégués en Ligue 2. Le club picard va saisir le Conseil d’Etat

La LFP a le sourire. Les recours déposés par l'Olympique lyonnais, Amiens SC et le TFC contre l’arrêt de la Ligue 1 après 28 journées et de figer le classement en raison de l’épidémie de coronavirus ont été rejetés par le juge des référés du tribunal administratif de Paris. Il « a logiquement retenu, par trois ordonnances rendues ce vendredi après-midi, que les décisions de portée générale prises par le Conseil d’administration de la Ligue le 30 avril dernier ne pouvaient être contestées que devant le Conseil d’Etat », compétent en la matière, écrit la LFP dans un communiqué.

La Ligue a décidé fin avril de mettre un terme définitif à la saison, conformément aux injonctions gouvernementales, et d’instaurer un ratio de points gagnés par matchs joués pour établir un classement final. Avec ce critère, le club de Lyon se range à la 7e place de Ligue 1, ce qui le prive de toute qualification en Coupe d'Europe par le biais du Championnat. Amiens (19e) et Toulouse (20e) sont relégués en Ligue 2 à l’issue de cette saison tronquée, où dix journées restaient à disputer.

Sadran devrait se tourner vers « les organes compétents »

Les trois clubs requérants devront désormais poursuivre leur combat judiciaire devant le Conseil d’Etat qui, selon la Ligue, est « compétent pour connaître des actes de nature réglementaire pris par les autorités à compétence nationale telles que la LFP ». Autrement dit, Lyon, Amiens et Toulouse ont perdu la première manche pour une question de procédure, et non sur le fond. C’est du moins ce que préférait retenir le président toulousain Olivier Sadran, joint en soirée par l’AFP.

« La LFP fait état du fait que le tribunal administratif n’est pas compétent. Je n’ai pas l’habitude de commenter les décisions de justice mais sans doute faudra-t-il alors aller devant les organes compétents », a réagi le dirigeant, actuellement en négociations exclusives avec un fond d’investissement américain pour vendre le club. Le week-end du 8 mars, lors duquel la 28e et dernière journée de Ligue 1 a été disputée quasi-intégralement (seul Strasbourg-PSG a été reporté), le TFC végétait au dernier rang de l’élite avec seulement 13 points engrangés.

Amiens a « décidé de saisir immédiatement le Conseil d’Etat »

Sportivement, la situation d’Amiens semblait moins désespérée. Le club picard était avant-dernier du classement, avec seulement quatre points de retard sur le premier non relégable Nîmes.

Dans un communiqué, la formation du président Bernard Joannin a préféré relever « avec satisfaction » que le tribunal avait « placé le débat au niveau des grands principes généraux du droit et de l’opportunité de plaider sa cause devant la plus haute juridiction administrative française ». « L’Amiens SC reste plus que jamais déterminé à faire valoir ses droits et obtenir son maintien en Ligue 1 sur le terrain judiciaire au regard des circonstances injustes de sa relégation », écrit le club, annonçant avoir « décidé de saisir immédiatement le Conseil d’Etat ».

Parmi les grands championnats européens, la France fait figure d’exception dans sa décision de clôturer définitivement la saison. Le jeu a repris en Allemagne le week-end dernier, un scénario qu’espèrent reproduire l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie.