NBA : Guidés par des stars en forme, Toronto survit et les Clippers font le break

BASKET Les Raptors se sont accrochés pour obtenir un match 7 contre Boston tandis que Les Clippers ne cessent d’impressionner 

Hugo Van Acker

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Des supporters des Raptors, à Toronto.
Des supporters des Raptors, à Toronto. — Chris Young/AP/SIPA

Toronto n’est pas mort. Après une double prolongation et un match de haute lutte contre les Celtics, c’est bien le champion NBA en titre qui s’est imposé (125-122). « Ne jamais sous-estimer le cœur d’un champion », la maxime hurlée par Rudy Tomjanovich, l’ancien coach de Houston après le titre conservé en 1995, est encore loin d’être couronnée du même effet pour les Raptors, sacrés l’an passé, mais la façon dont ils défendent leur peau impose le respect.

Le second « overtime » a été à lui seul un fin résumé du match. Des séquences impressionnantes où les deux équipes se sont rendues coup pour coup, mais aussi des moments de flottement où le seul but était de se débarrasser de la balle provoquant des maladresses également imputables à une certaine fatigue physique.

La bataille n’a jamais vraiment cessé entre les deux franchises. Même après un enchaînement de trois alley-oop conclu par le pivot de Boston Daniel Theis, l’enflammade n’aura été que de courte durée, Toronto répliquant de plusieurs paniers derrière l’arc signés Lowry (33 pts, 8 rbds, 6 passes). Mention spéciale également pour le combat entre Marcus Smart et OG Anunoby à trois points.

Finalement, la différence s’est faite sur quelques balles perdues. Celle de Jayson Tatum, interceptée par Lowry à 41 secondes de la fin, aura coûté cher aux Celtics. « Il y a deux fortes équipes qui jouent dur… Nous devions l’emporter. L’emporter sinon nous rentrions chez nous. Nous l’avons fait. Il faudra être prêt pour le match 7 », a dit Lowry après-coup.

Un Kawhi Leonard en mode MVP

Que faire face à la machine Kawhi Leonard (30 pts, 11 rbds, 9 passes), quand elle monte en puissance au fur et à mesure qu’avancent les play-offs ? Ses titres 2014 avec San Antonio et 2019 avec Toronto l’ont démontré : pas grand-chose.

Denver, n’a ainsi pas trouvé la parade, s’inclinant (96-85) après s’être aussi heurté à une défense intraitable.

Les Clippers ont aussi pu compter sur le regain de forme de Montrezl Harrell (15 pts), tout juste désigné « meilleur 6e homme de l’année », et l’apport constant de l’autre remplaçant Lou Williams (12 pts), se permettant même le luxe d’une performance au petit trot de Paul George (10 pts).

« On était très concentré, on avait notre plan de match, on a mis l’énergie qu’il fallait d’entrée et à partir de là on a continué notre chemin », a déclaré Leonard. Ce chemin pourrait donc bien mener les Clippers à une toute première finale de conférence en 50 ans d’existence.

Cette nuit, les Lakers vont tenter d’imiter leur voisin en faisant le break dans leur série contre Houston, qui compte sur Harden pour égaliser à domicile.