Tour des Flandres : « Ces motos n’avaient rien à faire là », peste Patrick Lefévère après la violente chute d’Alaphilippe

CYCLISME Le champion du monde Julian Alaphilippe a violemment chuté à 35 km de l’arrivée du Tour des Flandres dimanche

A.L.G.

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Alaphilippe a été victime d'un vol plané lors du Tour des Flandres.
Alaphilippe a été victime d'un vol plané lors du Tour des Flandres. — Luc CLAESSEN / BELGA / AFP

Après la terrible chute de Julian Alaphilippe, dimanche lors du Tour des Flandres, qui lui coûtera à la fois la possibilité de s’imposer pour la première fois de sa carrière sur le Ronde mais aussi de belles fractures au poignet et un séjour à l’hôpital pour se faire opérer, reste une question : comment ces deux motos ont-elles pu se retrouver si près du trio de tête ( Alaphilippe, Van Aert et Van der Poel), au point que ceux-ci aient dû faire un écart sur la route au dernier moment pour les éviter ?

« Peut-être que le motard Shimano a été chargé par le président du jury de se mettre derrière les coureurs de tête et il a ainsi freiné celle qui suivait, cherchait Patrick Lefévère, le manager de l’équipe Deceuninck-Quick Step auprès de nos confrères de L’Equipe. Mais en tout cas, ces motos n’avaient rien à faire là. Les pilotes auraient dû se positionner à l’extérieur, car c’était un léger virage à droite. On sait tous que les cyclistes cherchent toujours l’itinéraire le plus court, c’était évident qu’il passerait là et non en face. Les coureurs n’ont pas compris ce qu’il se passait, on a bien vu que Mathieu était énervé. »

Une enquête va être menée par l’UCI

Interrogé sur la possible erreur d’inattention du puncher français, qui cherchait à contacter son équipe via l’oreillette au moment où le choc est survenu, le boss de l’équipe belge ne veut pas en entendre parler : « Van der Poel aussi a failli se prendre la moto alors qu’il ne parlait à personne. On sait comment ça se passe à vélo, quand le premier réussit à éviter un obstacle, c’est toujours difficile pour celui qui est dans sa roue de faire de même et encore plus pour le troisième. »

Une enquête va être ouverte par le jury des commissaires de l’UCI pour comprendre la position des deux motos en questions, même si, comme le dit Tom Van Damme, le président de la Fédération belge, « malheureusement, ça ne nous rendra jamais le scénario qui se préparait avec ces trois champions en tête jusqu’à l’arrivée. »