Ligue des champions : Le PSG commence par une défaite méritée face à Manchester United et peut déjà s’inquiéter

FOOTBALL Paris a été logiquement dominé par Manchester United en ouverture de la saison européenne au Parc des Princes (1-2)

Julien Laloye

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Ligue des champions: Le debiref masqué de PSG-Manchester — 20 Minutes

Au Parc des Princes,

Les visites mancuniennes dans la capitale en deviendraient agaçantes. Si le scénario est moins cruel qu’il y a deux ans​, et la défaite moins définitive, le PSG n’a pas rassuré pour son levé de rideau européen. Sans Marquinhos et sans Verratti, cette équipe perd une partie de son âme.

Fernandes, le penalty faisandé

Un jour, on a cru à une évolution de la règle intelligente pour les gardiens. Ces derniers allaient enfin avoir le droit d’anticiper un poil sur les penaltys, à condition qu’un des deux pieds touche encore la ligne au moment de la frappe adverse. Quels naïfs faisons-nous, parfois. Désormais, les arbitres passent leur temps à compter les centimètres comme si on était au tournoi de pétanque du département. Ainsi, le pauvre Navas, qui a réussi l’exploit d’arrêter le penalty de Bruno Fernandes, qu’on avait vu persécuter le gardien remplaçant de Manchester à l’échauffement, s’est fait rattraper par la VAR, laquelle n’avait visiblement rien de mieux à faire mardi soir. Le Portugais ne s’est pas trompé une seconde fois, malgré un saut de cabris ridicule qui méritait une arrestation dès la sortie du Parc des Princes. Mais enfin, la règle dit que les tireurs ont le droit de ralentir, eux. Quelle ineptie, franchement.

Paris, le milieu frelaté

Chaque fois que Verratti est blessé, ce qui arrive plus souvent qu’une bonne nouvelle sur le front du Covid-19, le PSG se retrouve face à ses insuffisances dans la zone de création. Contre les Anglais, Tuchel avait choisi d’aligner le trio le moins sexy de la galaxie. Danilo en six, Gueye et Herrera un peu plus haut. Eh bien, devinez quoi ? Neymar et Mbappé ont dû se démerder tout seuls, as usual, sachant que Di Maria avait la jauge physique à zéro comme Richard Gasquet au bout d’une heure de jeu à Roland. On a pensé innocemment que le recrutement de Rafinha était censé servir à ça, mais Tuchel a choisi de passer à quatre devant après la mi-temps avec Keane. L’Italien n’a pas réussi grand-chose, mais le respositionnement tactique induit, avec Mbappé à gauche et Neymar en dix a offert au PSG son meilleur quart d’heure de la soirée. Le champion du monde tricolore aurait pu marquer un but splendide sans un énorme De Gea, mais l’égalisation est finalement venue d’une tête contre son camp de Martial (55e).

Pogba, la rentrée récompensée

On n’a pas bien compris ce que le Royaume reprochait à Pogba dernièrement, mais c’était assez pour que Solskjear le laisse sur le banc au profit d’un 3-5-2 aussi laid sur le papier qu’efficace sur le terrain. Paulo les bons tuyaux est rentré quand MU commençait à demander grâce, et le PSG a coupé le courant en voyant sa nouvelle coupe de cheveux. La suite aurait pu ressembler à une défaite cuisante, mais Rashford est décidément un homme très généreux, et ça vaut pour le terrain aussi. L’attaquant mancunien aurait dû repartir avec un triplé s’il avait été un peu moins collectif ou un peu plus adroit devant Navas. Mais il a fini par marquer sur son occasion la moins évidente, une frappe croisée avec le poteau rentrant qui va bien (88e).

La Ligue des champions commence à peine que Tuchel doit déjà suer à grosses gouttes. Dans un groupe où figure aussi Leipzig, victorieux sans se décoiffer mardi, autre chose qu’une victoire la semaine prochaine à Istanbul pourrait provoquer un petit séisme à Doha. Et le fusible est tout trouvé.