Gouvernance: La Ligue 2 dénonce le « mépris » de la Ligue 1 sur les droits TV

FOOTBALL Alors que tout se tenir une Assemblée générale très importante à la Ligue ce mercredi 

N.C. avec AFP

— 

La bataille des droits TV entre la Ligue 1 et la Ligue 2 est l'un des enjeux de l'arrêt de la saison 2019-2020 (photo d'illustration).
La bataille des droits TV entre la Ligue 1 et la Ligue 2 est l'un des enjeux de l'arrêt de la saison 2019-2020 (photo d'illustration). — PASCAL PAVANI / AFP

Les clubs de Ligue 2 ont dénoncé mardi par la voix de leur syndicat majoritaire le « mépris » de certains homologues de Ligue 1 sur la question des droits TV, à la veille de l’assemblée générale de la Ligue, moment crucial de la fin de saison.

« Le collège de Ligue 1 (réunissant les présidents des 20 clubs de l’élite) a totalement méprisé la Ligue 2 », s’est indigné auprès de l’AFP Claude Michy, le président de l’Union des clubs professionnels de football (UCPF), le syndicat de la grande majorité des clubs de deuxième division.

Une demande de déplafonnement en suspens

Objet de la colère du dirigeant, la répartition des droits télévisuels entre l’élite et son antichambre, point à l’ordre du jour de l’assemblée générale de la Ligue de football professionnel (LFP) de mercredi (15h00).

La L2, à l’unanimité, avait en effet fait une demande de déplafonnement de ses droits TV annuels, actuellement plafonnés à 110 millions d’euros par an, pour en toucher un pourcentage fixe de 12,4 %, soit 162 millions d’euros annuels dans le cadre de l’alléchant nouveau contrat du cycle 2020-2024 (1,217 milliard d’euros par an, dont 64 millions pour la L2, trois fois plus que le précédent contrat).

Boycott ?

Problème, l’unanimité de l’assemblée générale – et donc tous les votes de l’élite – est requise pour valider ce déplafonnement. Or, selon Claude Michy, « onze clubs de L1 ont voté pour le déplafonnement, ce qui signifie qu’on a 31 clubs sur 40 (en comptant les 20 équipes de L2) qui sont d’accord pour une solidarité, une vie commune, pour développer le football de façon juste et équilibrée ».

« Un certain nombre de gens y sont totalement opposés car ils ont besoin d’argent pour leur club qui n’est pas très bien géré », a encore pesté le président de l’UCPF, concédant que certains dirigeants de Ligue 2, « très irrités et très en colère » avaient évoqué la possibilité de boycotter l’assemblée générale de mercredi.

Cela permettrait de « montrer son désaccord total » et mettre en péril les autres décisions à l’ordre du jour. Comme celle relative aux modalités du prêt garanti par l’Etat de 224,5 millions d’euros contracté par la Ligue, essentiel aux trésoreries des grosses écuries de l’élite.

Pour convaincre leurs homologues de L1 à voter le déplafonnement, les écuries de L2 s’engageaient par ailleurs en échange à promettre plus de pouvoir aux dirigeants de la L1 dans les instances, via de futures réformes de gouvernance. Mais le décalage calendaire entre le déplafonnement des droits TV et la réforme de la gouvernance, celle-ci n’étant pas véritablement lancée, semble avoir compliqué les négociations.