LFP : Les clubs se mettent d’accord pour avancer les élections de la Ligue à septembre

FOOTBALL La décision de Nathalie Boy de la Tour de ne pas briguer un second mandat à la tête de la Ligue a facilité cette décision

A.L.G. avec AFP

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Nathalie Boy de la Tour ne briguera pas de second mandat à la tête de la LFP.
Nathalie Boy de la Tour ne briguera pas de second mandat à la tête de la LFP. — FRANCK FIFE / AFP
  • Nathalie Boy de la Tour ne souhaite pas effectuer de second mandat à la présidence de la LFP.
  • Les clubs professionnels français ont ainsi acté un accord visant à avancer les élections à septembre.
  • Le bruit court que Michel Denisot pourrait bientôt devenir le prochain boss de la Ligue.

Tout s’accélère après l'annonce de Nathalie Boy de la Tour de ne pas rempiler à la tête de la Ligue de football professionnel. Les clubs professionnels français ont ainsi acté mercredi un accord visant à avancer à septembre les élections à la présidence de la LFP prévues initialement en novembre à l’expiration du mandat des dirigeants.

Les élections pourront donc avoir lieu dès l’Assemblée générale du 10 septembre (14 h 30), déjà prévue par la Ligue, si ce point est acté en Conseil d’administration par la LFP vendredi. Depuis l’annonce de l’actuelle présidente, de nombreux noms d’éventuels successeurs ont alors fleuri dans la presse, comme ceux de Michel Denisot (ex-PSG et Châteauroux, ex-Canal +), Cyril Linette (ex-Canal +, L’Equipe, aujourd’hui au PMU), Gervais Martel (ex-Lens), Michel Seydoux (ex-Lille) ou Vincent Labrune (ex-OM).

25 millions de plus pour la Ligue 2

L’accord acté mercredi par les clubs va plus loin sur la gouvernance globale du foot français : il prévoit en effet que « la Ligue 1 vote pour la Ligue 1, la Ligue 2 vote pour la Ligue 2 » dans les instances, selon les mots d’un dirigeant de l’élite. « La Ligue 1 aura la main », notamment pour l’élection du futur président de la Ligue, ajoute un dirigeant de deuxième division. Ce point faisait partie de l’une des demandes majeures de plusieurs clubs de l’élite, même si certains pensionnaires de L2 ont répété ces dernières semaines qu’ils n’avaient « jamais empêché la L1 de faire ce qu’elle voulait ».

En échange, l’accord permet une avancée importante sur le sujet du déplafonnement des revenus télévisuels de la Ligue 2 (actuellement plafonnés à 110 millions d’euros annuels). Celle-ci se verra octroyer 25 millions d’euros supplémentaires pour la saison 2020-2021, dont cinq iront au National 1 (3e division), à condition que les clubs professionnels confirment bien à l’unanimité leur décision en votant en ce sens le 10 septembre en Assemblée générale.

Ce dossier avait violemment crispé les relations entre Ligue 1 et Ligue 2 en mai dernier, plusieurs clubs de l’élite refusant d’accorder un déplafonnement à la L2, qui espérait toucher 162 millions dès la saison prochaine. Un comité de conciliation à sept présidents (quatre de L1, trois de L2), sous l’égide de la Fédération, avait vu le jour, et a abouti à un accord en début de semaine.