Affaire PSG-OM : Alvaro Gonzalez aurait bien traité Neymar de « singe de merde »

FOOTBALL Selon divers spécialistes en lecture labiale, il ne fait aucun doute que le défenseur de l’OM s’est rendu coupable d’insulte raciste à l’encontre du numéro 10 du PSG

A.L.G.

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Alvaro Gonzalez aurait bien proféré des insultes racistes à l'encontre de Neymar lors du Classique PSG-OM le 14 septembre dernier.
Alvaro Gonzalez aurait bien proféré des insultes racistes à l'encontre de Neymar lors du Classique PSG-OM le 14 septembre dernier. — FRANCK FIFE / AFP

L’étau se resserre autour d’Alvaro Gonzalez. Selon nos confrères du Parisien lundi, il ne fait plus de doute : le défenseur de l’OM a bien traité Neymar de « merde de singe » (« mono de mierda », en espagnol) lors du Classique houleux remporté par les Marseillais au Parc des Princes le 14 septembre dernier. C’est une information qui, si elle se confirme, pourrait causer beaucoup de tort à la fois au défenseur espagnol mais aussi à l’Olympique de Marseille.

Sollicité par Le Parisien, Francisco Miguel Mendoza Vela, expert au centre d’attention personnalisée en psychologie et en éducation (Cappe) de Madrid, est en mesure d’affirmer à la vue des images fournies par la chaîne Téléfoot qu’Alvaro Gonzalez a bien prononcé ces mots interdits.

La LFP devra trancher

Un peu plus tôt, dimanche, trois autres experts brésiliens en lecture labiale invités sur le plateau de l’émission Esporte Espetacular diffusé sur TV Globo avaient tiré les mêmes conclusions. Luis Felipe Ramos, membre de l’Association des sourds de Rio de Janeiro, Felipe Oliver et Mikel Vidal, traducteurs officiant notamment pour l’Institut national d’éducation des sourds, sont eux aussi formels : le défenseur marseillais a bien proféré une insulte raciste à l’encontre de Neymar.

Reste désormais à savoir si la commission de discipline de la LFP, qui a décidé d’ouvrir une enquête sur cette affaire, décidera de suivre les premières conclusions des experts (le barème de la commission de discipline en cas d'insulte raciste peut aller jusqu'à dix matchs de suspension). De son côté, l’OM, qui affirmait dans un communiqué que son joueur « n’est pas raciste », a aussi annoncé se tenir « à la disposition de la commission de discipline pour coopérer pleinement à l’enquête sur l’ensemble des évènements qui ont émaillé cette rencontre ».