ASSE-Stade Rennais : Les Verts tombent de haut mais vont « continuer à se construire ensemble »

FOOTBALL Les Stéphanois ont cédé leur fauteuil de leader samedi en s’inclinant lourdement face à Rennes (0-3)

Jérémy Laugier

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Ici à la poursuite d'Adrien Hunou, Harold Moukoudi a parfois été en danger contre le Stade Rennais samedi. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
Ici à la poursuite d'Adrien Hunou, Harold Moukoudi a parfois été en danger contre le Stade Rennais samedi. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK — AFP
  • Leader surprise après quatre journées, l’ASSE a craqué samedi en s’inclinant pour la première fois de la saison face à Rennes (0-3).
  • Les Bretons en profitent pour ravir ce fauteuil de leader en Ligue 1.
  • 20 Minutes se penche sur les manques constatés par Claude Puel et ses joueurs autour de cette rencontre disputée dans le Chaudron.

Au stade Geoffroy-Guichard,

« Leçon de réalisme », « buts assassins concédés », « absence des leaders techniques »… Vous l’aurez compris, la première (lourde) défaite des Verts, ce samedi contre le Stade Rennais (0-3), est à en croire  Claude Puel surtout liée à un concours de circonstances. « Je n’ai pas la sensation que cette équipe nous a mis hors de portée. Rennes marque sur un coup de pied arrêté sans qu’on n’ait vraiment concédé d’occasion en première période, soupire l’entraîneur stéphanois, qui vit son premier revers de la saison… C’est pareil en deuxième période : ils sont venus deux fois et ils ont marqué deux buts assassins. »

Certes, l’ASSE a eu le malheur de célébrer trop vite l’égalisation de Romain Hamouma (46e), annulée via le VAR pour un hors-jeu de quelques centimètres. Mais les erreurs techniques et l’impuissance criante pour s’approcher des buts de l’excellent Romain Salin planent encore au-dessus du Chaudron. Claude Puel tente une autre explication.

Nous avons des joueurs très importants, des leaders techniques qui nous manquent quand ils sont absents comme là parce qu’ils font partie intégrante de notre jeu, que ce soit Yvan Neyou ou notre capitaine Mathieu Debuchy. Prenez Neyou, il nous met dans le bon sens et nous rassure. »

« Wesley Fofana est un peu perturbé en ce moment »

De lui-même, Claude Puel ajoute à cette liste son taulier défensif Wesley Fofana (19 ans), entré en jeu seulement à la pause samedi, et cette fois pas en raison d’un genou douloureux comme la semaine précédente à Nantes. « Wesley est un peu perturbé en ce moment, ce qui est normal », glisse brièvement le manager des Verts, bien déterminé à refuser jusqu’au 5 octobre l’offre de près de 35 millions d’euros proposée par Leicester.

Mais outre ce contexte délicat, la marche est-elle assurément trop haute entre une ASSE encore leader de la Ligue 1 jeudi soir et une force collective comme le Stade Rennais ? « Non, car pour le match à Marseille (0-2), on a été bien présents et avec beaucoup de qualité », répond Claude Puel.

« On est comme des frères »

Convalescent et entré en jeu seulement à la mi-temps samedi (comme Wesley Fofana), Yvan Neyou regrette « un manque de rythme ». Filmé par son club après le match, le prometteur milieu de terrain Adil Aouchiche tente aussi de décrypter cet après-midi galère pour une ASSE ayant vécu une entame de saison canon. « On a fait des mauvais choix devant le but et c’est avec ce genre de matchs qu’on voit nos failles et qu’on travaille le plus. Nous sommes une équipe, on est comme des frères, on va continuer à se construire ensemble. »

L’expérimenté Timothée Kolodziejczak complète : « Des matchs comme ça forgent les jeunes joueurs ». Et ça n’est pas ce qu’il manque à Sainté, avec pas moins de trois joueurs (Moueffek, Rivera et Tormin) n’ayant pas leur nom sur le maillot samedi.