Roland-Garros : « Plus risqué de prendre le métro »… Guy Forget espère une dérogation pour accueillir 5.000 spectateurs

TENNIS Le directeur du tournoi a fait part de son inquiétude après les dernières annonces du ministre de la Santé Olivier Véran

A.L.G.

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Guy Forget, le président de la FFT.
Guy Forget, le président de la FFT. — Philippe LOPEZ / AFP

Guy Forget n’a pas dû passer la nuit la plus paisible de son existence. Après les annonces du ministre de la Santé Olivier Véran, mercredi, au sujet des mesures de restrictions imposées à Paris pour endiguer la propagation du coronavirus, le directeur de Roland-Garros s’est déclaré passablement inquiet. En effet, la jauge maximale pour les grands événements va être abaissée à 1.000 personnes, contre 5.000 jusqu’ici et entrera en vigueur dès samedi.

« On attend avec beaucoup d’impatience le retour des autorités pour savoir à quelle jauge nous allons être adaptés, a déclaré Forget sur BFM jeudi. Nous avons déjà été dégradés à deux reprises : d’abord à 20.000 places, puis à 11.500 quand nous avions coupé notre site de 12 hectares en trois parties. Aujourd’hui, nous en sommes à 5.000 personnes, ce qui est très peu dans un stade de 12 hectares, qui représente 15 terrains de football. Au niveau des conditions sanitaires, nous remplissons tous les critères, nous avons toujours échangé avec les autorités. Aujourd’hui, nous sommes un peu inquiets. »

Forget garde espoir

Le directeur du grand chelem ne cache pourtant pas ses espoirs d’obtenir une dérogation de la part des autorités dans les jours qui viennent. « On attend, on la souhaite, a-t-il admis. Aujourd’hui, il est plus risqué d’aller dans un supermarché, dans un amphithéâtre et de prendre le métro le matin. Quand on est en extérieur sur un site aussi grand, avec les gestes barrières, les masques, le gel hydroalcoolique, accueillir 5.000 personnes dans un espace aussi vaste, c’est totalement 'secure'. Nous souhaitons que l’on puisse accueillir les fans pour le grand évènement sportif français qui a une portée internationale sans aucune mesure. »

Un souhait récemment partagé par Benoît Paire dans L'Equipe, qui ne supporte plus de regarder du tennis à huis clos : « Ce n’est pas le tennis qu’on aime. Quand tu vois la finale de l' US Open, c’est la finale la plus triste de ma vie que j’ai regardée. Je n’ai rien contre les deux joueurs, qui sont tops. Mais il n’y a aucune ambiance, il n’y a rien, tu te retrouves au tie-break du cinquième set et il n’y a pas un bruit. Pour moi, ce n’est pas du tennis. » Amen frérot.